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ismaéliens ou Ismaïliens

ismaéliens ou Ismaïliens, secte fondée au VIIIe s. au sein du chiisme musulman, et admettant la croyance en Ismaël, septième imam dont la mort est niée. — Celui-ci doit reparaître un jour comme «madhi» ou Messie, et fera régner la justice en punissant les oppresseurs des descendants d’Ali. Les deux fils d’Ismaël furent chassés de Médine ; l’un d’eux se réfugia en Perse, où ses descendants firent de très nombreuses conversions dans ce qui est aujourd’hui l’Afghanistan et le Pakistan et même en Asie centrale, et l’autre en Syrie, où les Druzes, les assassins, furent des sectateurs zélés. L’ismaélisme interprète le Coran d’une manière allégorique et ésotérique, et ses initiés les plus fervents accèdent à des grades dans la hiérarchie de sectes divisées sur certains points de doctrines ou de politiques. Actuellement, les ismaéliens sont très répandus en Orient et tout le long de la côte orientale de l’Afrique ; ils sont en général fixés dans les pays qu’ils habitent et ont pour chef spirituel unique l’Agha Khan, considéré comme un descencendant direct du Prophète.




ISMAELIENS ou ISMAÏLIENS. Nom donné aux membres d'une secte musulmane qui se forma à l'intérieur du chi'isme vers la fin du VIIIe siècle. Les Ismaéliens ne reconnurent pour successeurs de Mahomet que les héritiers directs d'Ali. Au lieu d'admettre, comme le font la majorité des chi'ites, une succession de 12 imams, ils n'en admettent que 7, le dernier étant Ismaïl. L'ismaélisme se répandit au IXe siècle en Irak, au Yémen, en Afrique du Nord, notamment en Égypte, sous la dynastie des Fatimides. Aujourd'hui, l'ismaélisme existe en Syrie, en Iran, au Pakistan, en Inde et au Liban (Druzes). Voir Aga Khan, Assassins.

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