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hiéro -

hiéro. Cette racine grecque signifiant «sacré» a donné plusieurs noms dont le sens religieux est intéressant. Hiératique est un qualificatif s’appliquant à toute représentation de formes fixées par des traditions religieuses. Cette représentation implique généralement la solennité et la frontalité. L’hiératique se dit de l’écriture égyptienne (surtout dans la statuaire) évoluant des formes hiéroglyphiques vers le démotique et prenant un tracé cursif. Hiérodoule (gr. doulos, esclave) se disait de tout esclave attaché au service d’un temple, ainsi que de toute hétaïre des temples d’Aphrodite en Grèce et en Orient. En Inde, les danseuses sacrées ou les personnes consacrées aux temples se nomment devadasi. L’hiérogamie (gr. gamos, mariage), qui est une forme d’union sacrée de principes complémentaires, est à la base de nombreuses cosmogonies et de religions primitives. L’union d’un dieu et d’une déesse de la Végétation fait partie des anciens cultes agraires, et, de nos jours, certains rites de fertilité perpétuent ce symbole. L’hiéroglyphe (gr. gluphein, graver) est un système d’écriture pictographique et idéographique qui a paru avoir un caractère sacré du fait que les premiers exemples rencontrés ont été des inscriptions sur des monuments religieux ou funéraires en Égypte. Plus tard, les écritures des Hittites et celles de l’ancien Mexique ont aussi bénéficié de ce nom. L’hiéromancie est la divination faite d’après les offrandes en l’honneur des dieux (fréquente dans l’Antiquité gréco-orientale et chez les Étrusques). L’hiérophante (gr. phaneim, montrer), est, dans la Grèce antique, celui qui préside aux cérémonies des mystères, particulièrement à Eleusis. Par analogie, on donne aussi ce nom à celui qui dirige une initiation dans une société plus ou moins secrète.