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HEROÏNE

HEROÏNE équivalent fiançais: chnouff- anglais: horse L’héroïne est tirée de l’opium et fut introduite en médecine comme analgésique et remède des troubles respiratoires majeurs (asthme et tuberculose) à la fin du XIXème siècle. Elle fut abandonnée bien vite comme moyen thérapeutique car on se rendit compte qu’elle suscitait un fort état de dépendance physique et psychique. Son utilisation comme psychotrope se répandit rapidement dans le monde, notamment aux Etats-Unis. Les modes d’absorption de l’héroïne sont multiples. L’injection par voie intra-veineuse de la poudre diluée dans une cuillère d’eau est la plus fréquente. On peut aussi la renifler ou l’inhaler, ou encore la fumer, ce qui amoindrit ses effets, car la combustion détruit en partie son pouvoir toxique. L’action de l’héroïne ressemble à celle de la morphine. Du reste, parvenue au cerveau, l’héroïne se transforme en morphine, mais, à proportions égales, son action est trois fois plus puissante. Elle posséderait également un pouvoir euphorisant plus puissant que celui de la morphine. L’accoutumance rapide de cette drogue exige le rapprochement des doses et leur augmentation en quantité, sinon le sujet «est en manque» et devient anxieux, nerveux. Il ressent des douleurs musculaires, des sueurs, des démangeaisons. Des vomissements et de la diarrhée apparaissent ensuite si l’absence du produit se poursuit. On voit donc qu’il s’agit d’une véritable dépendance qui s’est instituée dans l’organisme. Une dose trop forte d’héroïne dépassant le seuil de tolérance de l’organisme produit une «overdose» qui peut entraîner la mort du sujet. Les accidents mortels peuvent également avoir pour origine une absorption simultanée d’un autre psychotrope produisant une potentialisation dramatique du produit. La consommation d’héroïne est liée à la délinquance et à la criminalité, car les doses coûtent cher et les toxicomanes doivent trouver de l'argent par tous les moyens...

héroïne, poudre blanche cristalline, de saveur amère, dérivée de la morphine. Les toxicomanes l’utilisent en prises nasales (rarement) ou préparée en solution injectable. À faible dose, elle est calmante, euphorisante et légèrement hypnotique ; elle provoque soudainement un plaisir voluptueux intense (flash) et des hallucinations visuelles. Ces effets se dissipent au bout de deux ou trois heures. La tolérance du corps est rapide (dix jours) et le sujet doit augmenter les quantités pour essayer de retrouver la première extase à jamais disparue. À forte dose, elle entraîne une grande agitation, de la stupeur, des convulsions et même la mort subite. L’héroïne, qui a détrôné la morphine car son action est plus intense, est actuellement la « drogue dure » la plus dangereuse et la plus utilisée en Occident (80 % des toxicomanes). Le traitement de l’héroïnomanie est une tâche ingrate.