hermétisme
hermétisme, doctrine occulte de la connaissance, ou gnose païenne, qui apparut aux premiers siècles de l’ère chrétienne en Égypte, où les Grecs de l’école néo-platonicienne assimilèrent leur dieu Hermès, devenu le Mercure des Romains, au dieu Thot, le dieu égyptien du Savoir. On considéra Hermès comme le révélateur de la sagesse divine, par laquelle les hommes peuvent atteindre les plus hauts sommets de la connaissance. Il fut appelé Hermès Trismégiste (le «Trois fois grand») et fut le dieu des révélations, l’inventeur des arts et des sciences, l’auteur d’un nombre considérable de livres secrets relatifs à la magie, l’astrologie ou l’alchimie. Ces ouvrages, où se mélangent les influences de l’Égypte, de la Bible et du néo-platonisme, ont joué un grand rôle dans la gnose chrétienne (gnose) ; leurs fragments ont été réunis et traduits à plusieurs époques et en plusieurs langues, et restent la base de la science dite «hermétique»; celle-ci est synonyme d’enseignement secret appliqué particulièrement à la philosophie et à l’alchimie. L’hermétisme admet la possibilité de la connaissance du «moi» véritable et de son équilibre organique, d’où l’application de cette science à la médecine, dont Hermès Trismégiste serait l’inventeur (on lui attribue la Table d’émeraude, traité d’alchimie et de médecine). Les dix-huit traités forment le Corpus hermeticum et l'Asclepius, qui sont parmi les classiques de la littérature hermétique, et dont les innombrables textes primitifs auraient tous pour auteur Hermès. Il proposait comme devise les préceptes du Sphinx : «Savoir, oser, vouloir, se taire». Ces livres ont eu une grande influence sur les nombreuses doctrines secrètes dites ésotériques. De nos jours l’hermétisme est devenu synonyme d’« occultisme», mais aussi, dépôt du secret d’une connaissance traditionnelle toujours opposée au savoir officiel.
HERMETISME (n. m.) 1. — Gnose païenne d’origine égyptienne et fondée sur les livres attribués à Hermès Trismégiste ; les alchimistes considéraient Hermès comme le fondateur de leur discipline. 2. — Caractère de toute doctrine, de toute expression particulièrement obscure.