HÉBERT Jacques René
Journaliste et homme politique français. En 1790, il fonda Le Père Duchesne, journal extrémiste dont l'audience s'accrut encore après la disparition de L'Ami du peuple. Membre du club des Cordeliers, il fut nommé, après l'insurrection du 10-Août, substitut du procureur général de la Commune (Chaumette). Avec ses partisans - Chaumette, Anacharsis Cloots, Ronsin, Vincent, Momoro, Hanriot (chef de la garde nationale) -, Hébert domina bientôt le club des Cordeliers ainsi que les sociétés populaires et les sections parisiennes. Hébert fut un des principaux artisans de la chute des Girondins (qui avaient tenté de le faire emprisonner en mai 1793), et c'est sous la pression de son groupe que la Convention prit des mesures extrêmes telles que la loi des suspects (17 sept.) et la loi du maximum (29 sept. 1793) ; les hébertistes furent également les instigateurs de la campagne de déchristianisation et du culte de la Raison. Jugeant la Convention trop modérée, Hébert voulut transporter tous ses pouvoirs à la Commune, mais il se heurta à l'opposition de Robespierre. En mars 1794, alors qu'il préparait une insurrection des sections, Hébert fut arrêté, accusé devant la Convention par Saint-Just, traduit avec ses amis devant le Tribunal révolutionnaire et exécuté. Voir FRANCE. Les débuts de la Révolution, sept. 1792. La Convention. De la Terreur à la réaction thermidorienne (sept. 1792/oct.1795).
HÉBERT Jacques René. Journaliste et homme politique français. Né à Alençon le 15 novembre 1757, mort à Paris le 24 mars 1794. Fils de maître Jacques Hébert, marchand orfèvre, ancien premier juge consul, échevin et lieutenant de la bourgeoisie d'Alençon. Au collège de cette ville où le jeune Hébert poursuivait ses études, il mit en cause dans un pamphlet un notable d'Alençon, d'où un procès qui ruina sa famille. Après un bref séjour à Rouen, il se fixe à Paris où il mène une vie misérable. Au tribunal révolutionnaire on lui reprochera d'avoir à cette époque mis au Mont de Piété les effets prêtés par un ami, de même que d'avoir été chassé pour vol du théâtre des Variétés où il occupa la place de contrôleur de 1786 à 1788. Hébert fut également laquais. En 1790 il publie son premier pamphlet politique, La Lanterne magique ou Fléau des aristocrates, suivi de pamphlets périodiques (Le chien et le chat, etc.). En 1791, il épouse Marguerite Françoise Goupil, ancienne religieuse. En juillet de la même année il signe la fameuse pétition du Champ-de-Mars et devient membre du club des Cordeliers. Son Père Duchesne qui parut de 1790 à 1794 se fait remarquer par l'extrémisme de ses positions politiques et par une verve souvent grossière, mais non dépourvue d'esprit ni même de goût, dans la ligne des grands pamphlétaires du XVIe et de Voltaire. Ce journal a eu un rôle très important du point de vue historique et littéraire. Hébert siégea à la Commune insurrectionnelle du 10 août en décembre 1792; élu second substitut du procureur de la Commune, il prend violemment parti contre les Girondins qu'il désigne à la vindicte du peuple en mai 1793. Arrêté sur l'ordre de la commission des Douze nommée par la Convention pour enquêter sur les actes de la Commune, on le relâche à la suite d'un mouvement populaire en sa faveur. Son nom est, avec celui de Chaumette, lié à la propagande en faveur du culte de la Raison. Il se rétracta cependant lorsque Robespierre dénonça l'athéisme au club des Jacobins, mais il méditait avec ses amis un coup de force contre Robespierre et sa politique « modérée » qu'il fustige au club des Cordeliers. Mais à la suite d'un foudroyant rapport de Saint-Just il est arrêté avec ses partisans et traduit devant le tribunal révolutionnaire qui, dans un procès « d'amalgame », où figurent des accusés aussi divers que Ronsin, Pereira et le banquier Koch, le condamne avec tous les autres à la guillotine comme « agent de la conspiration de l'étranger ». Il fut exécuté le 4 germinal de l'an II et sa femme, en même temps que Chaumette, vingt jours plus tard.
Hébert, Jacques René (Alençon 1757-Paris 1794) ; journaliste et révolutionnaire français.
Né dans une famille bourgeoise, H. a vécu jusqu’à la Révolution française de petits métiers. Anarchiste dans ses principes et extrémiste cynique et grossier dans sa prose, il défend des thèses ultrarévolutionnaires mais sans consistance dans son journal fondé en 1790, Le Père Duchesne, au style enflammé et délibérément populaire, qui exerce une considérable influence. Il joue un rôle important au club des Cordeliers et lors de l’insurrection de la Commune de Paris (dont il devient après le 10 août 1792 substitut du procureur général), et devient le chef de l’aile radicale des Jacobins (hébertistes). Il est arrêté en mai 1793 et ne doit sa libération qu’à la pression des Parisiens. Cet épisode en fait un adversaire exaspéré des Girondins et de la famille royale contre laquelle il déverse des accusations débridées. Il ne recule pas devant la glorification de l’instinct sanguinaire et encourage la faction des « enragés » à la surenchère dans le domaine économique et social. Marié à une ancienne religieuse, il est l’un des principaux organisateurs du culte de la Raison. Il tente finalement d’ébranler la position de Robespierre, dont il condamne la politique comme trop modérée. Mais il est arrêté dans la nuit du 13 au 14 mars 1794, jugé par le Tribunal révolutionnaire et guillotiné le 24 avant d’avoir pu fomenter une insurrection.
Bibliographie : G. Walter, Hébert et le Père Duchesne, 1946 ; L. Jacob, Hébert, le Père Duchesne, chef des sans-culottes, 1960; Général Herlaut, Autour d’Hébert, 1958.
HÉBERT, Jacques René (Alençon, 1757-Paris, 1794). Journaliste et homme politique français. Il fut pendant la Révolution française le porte-parole des sans-culottes, les ultra-révolutionnaires des sections parisiennes. Après une existence très précaire à Paris, il se rallia aux idées révolutionnaires et fonda en 1790 Le Père Duchesne, dont l'audience auprès des sectionnâmes les plus radicaux de Paris s'accrut après l'assassinat de Marat et l'arrêt de L'Ami du peuple. Membre influent du Club des Cordeliers, substitut à la Commune insurrectionnelle de Paris après l'insurrection populaire du 10 août 1792, Hébert mena sous la Convention un combat sans merci contre les girondins et fut l'un des principaux artisans de leur chute. Réclamant la guerre à outrance tant civile qu'extérieure, il fit pression sur la Convention qui décida certaines mesures politiques (loi des suspects, septembre 1793) et économiques (loi du maximum général, septembre 1793). Les hébertistes, ses partisans, furent aussi les ardents propagateurs du culte de la Raison et soutinrent avec force le mouvement de déchristianisation. Après avoir dénoncé les Indulgents dirigés par Danton qui réclamaient la fin de la Terreur, Hébert s'opposa à Robespierre jugé trop modéré. Menacé d'être débordé sur sa gauche, le Comité de Salut public décida l'arrestation de Hébert. Il fut jugé, ainsi que ses amis, devant le Tribunal révolutionnaire puis exécuté. La fin des chefs ultra-révolutionnaires désorienta profondément le mouvement populaire de la sans-culotte-rie. Voir Enragés.
Liens utiles
- HEBERT, Jacques René (15 novembre 1757-24 mars 1794) Journaliste, homme politique Cynique, grossier, virulent, Hébert n'a vécu jusqu'à ce qu'éclate la RévolutionS24 que de petits métiers.
- Jacques René Hébert
- HEBERT, Jacques René(15 novembre 1757-24 mars 1794)Journaliste, homme politiqueCynique, grossier, virulent, Hébert n'a vécu jusqu'à ce qu'éclate laRévolution que de petits métiers.
- Pierre Marois, ex-président de l'exécutif et dauphin présumé de René Lévesque, est angoissé à l'idée de devoir affronter le père spirituel du parti. Pierre Duchesne, Jacques Parizeau, tome 2, Québec Amérique
- Debré, Michel Giraud, René Koening, Marie Pierre Massu, Jacques Monerville, Gaston