HAYA DE LA TORRE Victor Raúl (1895-1979)
HAYA DE LA TORRE Victor Raúl (1895-1979)
Homme politique péruvien.
Fondateur, en 1923, de l’université populaire Gónzález Prada en faveur de l’éducation des ouvriers, il est expulsé du pays pour son opposition à la dictature du démagogue Bernardo Leguia (1919-1930). Il vit en exil au Panama, à Cuba puis au Mexique. C’est de là qu’il fonde, en 1924, l’APRA (Alliance populaire révolutionnaire américaine). Dans la lignée du Libertador José Marti (1853-1895), l’APRA se donne pour ambition d’agir à l’échelle du sous-continent latino-américain. Elle prône la lutte contre l’impérialisme des États-Unis, la réforme agraire, les nationalisations industrielles et la solidarité avec les autres peuples. L’orientation de l’APRA, socialisante, emprunte au marxisme dans une interprétation latino-américaine spécifique. Elle se recentre vite sur le Pérou. En 1931, Haya de la Torre échoue à l’élection présidentielle. La répression s’abat sur le parti qui est placé hors la loi. Son chef est incarcéré pour quinze mois. À partir du milieu des années 1930, l’APRA infléchit son orientation et, au cours de la Guerre froide, adopte des positions anti-communistes et plus nettement conservatrices. De retour au pays, Haya de la Torre devient brièvement ministre sans portefeuille en 1945 mais doit de nouveau s’exiler au Mexique en 1948 à cause d’un nouveau coup d’État. L’APRA subit par la suite les conséquences d’autres coups d’État militaires, en 1962 (malgré sa victoire électorale) et 1968. En 1978, il préside l’Assemblée constituante, reconnaissance tardive de sa stature politique.
Liens utiles
- Victor Raul Haya de la Torrené en 1895Issu d'une famille aristocratique, il s'engage, comme étudiant déjà, dans une politiqueorientée vers des réformes des structures économiques et sociales.
- Victor Hugo, Les Contemplations - tome I “Autrefois”. 21e poème du livre premier intitulé “Aurore”
- Analyse linéaire du prologue de Lucrèce Borgia de Victor Hugo
- LAL Victor Hugo, Les Quatre Vents de l’esprit, 1881, « Écrit après la visite d’un bagne ».
- Victor Hugo, "J'aime l'araignée et j'aime l'ortie", Les Contemplations 1842