HAUT-EMPIRE ROMAIN
HAUT-EMPIRE ROMAIN. Désigne la troisième période de l'histoire de Rome (27 av. J.-C. - 192 ap. J.-C.) qui succède à la royauté (Rome royale) et à la République (République romaine). Elle correspond à l'apogée de la puissance et de la civilisation romaine et englobe les trois premières dynasties impériales (dynastie des Julio-Claudiens, des Flaviens et des Antonins). La monarchie impériale créée par Auguste se consolida. Les institutions de la République (Sénat, comices, magistrats) subsistèrent mais devinrent impuissantes. Les empereurs qui portaient les titres d'imperator, césar et auguste, furent soit désignés par leurs prédécesseurs soit imposés par leurs troupes. Leur pouvoir absolu, renforcé par le culte impérial, s'exerça par l'intermédiaire de hauts fonctionnaires (préfet du prétoire, de l'Annone, des Vigiles, de la Ville), du Conseil du Prince et des bureaux (sorte de ministères). Les provinces bien gouvernées et étroitement surveillées se roma-nisèrent rapidement, de nombreux provinciaux entrèrent au Sénat et l'empereur Caracalla accorda le droit de cité à tous les habitants libres de l'Empire. Durant deux siècles régna une grande prospérité économique favorisée par la « paix romaine » (pax romana, la sécurité des mers, le système défensif des limes et l'admirable réseau des voies romaines. La ville de Rome s'enfla d'une énorme population (peut être 1,2 million et 1,6 million au IIe siècle ap. J.-C.) et se couvrit de magnifiques monuments. Les autres villes de l'Empire, administrées par une riche bourgeoisie (les décurions) se multiplièrent, particulièrement en Occident (Gaule, Afrique, Grande-Bretagne). L'agriculture (sauf en Italie), le commerce et l'industrie prospérèrent. Les provinces continuèrent à approvisionner Rome et l'Italie (par les ports de Pouzzoles et surtout d'Ostie) en denrées alimentaires et en produits de luxe, tout en commerçant entre elles. Cependant, en ces temps de richesses, les différences de fortune et de condition subsistèrent. Les riches (les « honestiores » ou honorables) dominaient les pauvres (les « humiliores » ou humbles) auxquels ils offraient des distributions gratuites de vivres et des spectacles (« du pain et des jeux »). Mais, à la fin du IIe siècle ap. J.-C., les crises de succession, la dépopulation, le déficit commercial avec l'Orient, la pression des Barbares aux frontières et les progrès du christianisme annoncèrent les graves difficultés du Bas-Empire. Voir Juvénal, Pline l'Ancien, Pline le Jeune, Romain (Empire), Sénèque, Suétone.
Liens utiles
- Empire romain.
- Les Droits Et Devoirs Du Citoyen À Athènes Et Dans L'Empire Romain
- Enfin, l'Eglise commençait un grand fait, la séparation du pouvoir spirituel et du pouvoir temporel. François Guizot, Histoire générale de la civilisation en Europe, depuis la chute de l'Empire romain jusqu'à la Révolution française, ABU, la Bibliothèque universelle
- Valentinien Ier (Flavius Valentinianus)321-375Successeur de Julien, et empereur romain d'Occident, en 364, Valentinien Ier travailla commeses prédécesseurs à la sauvegarde de l'empire contre les Barbares.
- Rome et l'Empire romain par Jean GagéMembre du Collège de France Quand