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Gymnase

Gymnase (gr. gymnos, nu). En Grèce, une école (de gymnastique) ; son nom provient de la pratique des garçons et des hommes grecs de s'exercer nus (voir aussi athlétisme). Pour les Grecs, l'éducation impliquait l'entraînement intellectuel et physique (pour se préparer à la guerre) et les gymnases pourvoyaient aux deux fonctions. Alors que la formation intellectuelle cessait après l'adolescence, la gymnastique se pratiquait à tous les âges. À Sparte, il n'y avait pas de gymnases parce que, dès l'âge de sept ans, tous les citoyens mâles se livraient exclusivement à l'entraînement militaire. À Athènes, fonctionnaient trois gymnases, le Lycée, l'Acadé-mie et le Cynosarge, devenus des écoles de philosophie célèbres. À l'époque hellénistique, le gymnase était devenu un élément essentiel de la vie grecque, l'empreinte même de l'hellénisme. Il se composait essentiellement d'une cour ouverte où l'on pratiquait la lutte et d'autres sports comparables, une piste pour la course ; on y ajoutait souvent des perfectionnements, des fossés qu'il fallait franchir d'un saut, des pas de tir pour le jet, une promenade sous des colonnes (stoa); ainsi qu'un certain nombre de salles : toilettes ; différentes pièces destinées aux soins du corps : huile, talc ; salles pour jouer au ballon, se baigner, salles de conférences. C'était une institution publique, l'entretien et le personnel étaient payés par la cité. À l'époque hellénistique et romaine, le don d'un gymnase était un des actes de bienfaisance favoris des riches. Sa gestion était entre les mains d'un gymna-siarque, fonctionnaire d'État élu pour un an; c'était une fonction liturgique régulière qui engageait celui qui en était détenteur dans des dépenses considérables puisqu'il était supposé prendre les frais à sa charge et surtout fournir l'huile gratuitement.

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