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GUTENBERG (JOHANNES GENSFLEISCH, DIT)

GUTENBERG (JOHANNES GENSFLEISCH, DIT) Imprimeur allemand né à Mayence entre 1394 et 1399, mort en 1468. Inventeur de la typographie (vers 1440). Associé au banquier Jean Fust, il imprima la Bible dite à « quarante-deux lignes ». Protégé par le duc Adolphe de Nassau, il reçut le titre de gentilhomme et une pension. Imprimeur allemand. D'une famille patricienne de Mayence, il dut s'exiler de sa ville natale en 1428, sans doute à la suite de querelles au sein du patriciat, et, de 1430 à 1444, il semble avoir séjourné le plus souvent à Strasbourg. C'est là qu'il se livra, à partir de la gravure sur bois, à des recherches qui aboutirent, vers 1438, à l'invention du procédé d'imprimerie avec des caractères métalliques mobiles. En 1448, il était de retour à Mayence et, deux ans plus tard, il s'associa avec Johann Fuchs pour fonder une imprimerie : il termina en 1455 la fameuse Bible latine « à quarante-deux lignes », dite Bible de Gutenberg. Mais, la même année, Fuchs lui ayant intenté un procès pour obtenir le remboursement d'une somme importante prêtée lors de leur installation, Gutenberg, dans l'incapacité de payer, se vit confisquer tout son matériel typographique (6 nov. 1455). Par la suite, Gutenberg parvint à fonder une nouvelle imprimerie. En 1465, il fut anobli par l'archevêque de Mayence, Adolphe II de Nassau, qui lui assura une pension.


GUTENBERG, Johannes GENSFLEISCH, dit (Mayence, av. 1400-id., av. 1468). Imprimeur allemand. Si l'imprimeur de Mayence n'a pas inventé l'imprimerie proprement dite, dont le principe était exploité depuis au moins cinquante ans par les xylographes, il fut à l'origine de l'utilisation systématique des caractères mobiles métalliques et non en bois, inventa la presse à imprimer (1434) et l'encre qui permettait l'impression des deux faces du papier. Il permit ainsi le développement de l'imprimerie en mettant au point l'alliage contenu dans les caractères métalliques (plomb, antimoine et étain) qui resta pendant cinq cents ans le matériau typographique par excellence. Cette reproduction typographique des textes, plus rapide et moins coûteuse que la copie à la main, répondait, à l'époque de la Renaissance, à un nouveau besoin de lecture. Gutenberg termina en 1455 la fameuse Bible latine « à 42 lignes », dite « Bible de Gutenberg », mais dut la même année abandonner son métier, incapable de rembourser les sommes importantes prêtées par son commanditaire. En 1465, il fut anobli par l'archevêque de Mayence qui lui permit, en l'aidant financièrement, de reprendre ses travaux. Voir Humanisme, Imprimerie.

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