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GUITRY Sacha. Dramaturge et acteur français

GUITRY Sacha. Dramaturge et acteur français. Né à Saint-Pétersbourg (Russie) le 21 février 1885, mort à Paris le 24 juillet 1957. Fils du célèbre acteur Lucien Guitry, il fait des études laborieuses à Paris tout en fréquentant le monde du théâtre. En 1902, il fait jouer sa première pièce et se marie en 1904 avec une comédienne. C'est le début d'une chronique sentimentale. Dès 1915, il s'intéresse au cinéma et tourne Ceux de chez nous qui a le mérite de conserver des images de Rodin, Manet, Renoir, Anatole France, Tristan Bernard et Saint-Saëns. Auteur de pièces de boulevard, chéri du public, il porte à la scène, comme pour faire oublier les facilités du genre, des personnages illustres : Deburau (1918), Pasteur (1919), Mozart (1926), Jean de la Fontaine (1928), Talley-rand (1947). Elu à l'Académie Goncourt en 1939, il en démissionnera en 1948, son attitude pendant l'Occupation prêtant à la critique. L'après-guerre fut du reste fatale à son théâtre et c'est plutôt au cinéma qu'il s'intéressera jusqu a sa mort. De 1902 à 1949, Sacha Guitry a fait jouer quelque cent quarante pièces, dont il fut souvent le principal interprète (certaines — Les Mémoires d'un tricheur — furent également portées à l'écran). La télévision puise souvent dans ce répertoire. Parfois, un metteur en scène monte une de ces pièces, en général les plus anciennes comme Mon père avait raison (1919). Mais on ne monte plus, du moins pour le moment, Quand jouons-nous la comédie ? (1935), N'écoutez pas, mesdames (1942) ou Toâ (1947). A ses débuts, certains critiques, tel Paul Léautaud, ont voulu voir en Sacha Guitry un nouveau Molière à propos de pièces comme Un beau mariage (1911) ou Une petite main qui se place (1922). Il loue sa facilité, sa langue si naturelle, ses dons d'observation, l'émotion et l'esprit dont il fait preuve. Il lui reconnaît aussi un grand mérite, il ne s'occupe pas de la chose publique ni des « questions dites sérieuses». L'esprit mais pas l'esprit de sérieux, en somme ! Mais les amis du Cartel (Charles Dullin, Louis Jouvet, Jacques Copeau, Gaston Baty) considéraient déjà, vers les années 1926-1936, que ce type de théâtre avait fait son temps...