GUÉRIN Eugénie de
GUÉRIN Eugénie de. Née au château du Cayla à Andillac (Tarn), le 19 janvier 1805, morte au même endroit le 31 mai 1848. Soeur de Maurice de Guérin, elle s'attacha à recueillir l'oeuvre de son frère, auquel elle porta toute sa vie un amour exceptionnel Lien qu'ils aient vécu séparés la plus grande partie de leur existence. Mais comme l'écrit François Mauriac : « On ne peut avoir poussé plus loin qu'elle le parti de vivre coeur a coeur avec quelqu'un qui n'est pas là. » Elle perdit sa mère, qui fut sa véritable éducatrice, à l'âge de quatorze ans, et passa le plus clair de son temps dans sa province, en contact avec la nature. Profondément croyante, voire mystique elle faillit entrer en religion elle demanda à la méditation de lui fournir les ressources intérieures nécessaires pour échapper à l'ennui que lui imposait la vie dans une province retirée. De loin, elle s'inquiète de son frère, voudrait sauver son âme des dissipations parisiennes auxquelles il se trouve mêlé. Elle tremble encore quand se marie Maurice de Guérin elle vient alors à Paris et rencontre l'ami de son frère, Barbey d'Aurevilly. Écrivain au style naturel (dont elle ne fit jamais état), elle manifeste son talent dans ses lettres et son Journal intime (qui couvre les années 1834-1842) ainsi que dans les écrits recueillis dans les Reliquiae d'Eugénie de Guérin , publiés pour la première fois en 1855.