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Gomar, François (Bruges 1565-Groningue 1641)

Gomar, François (Bruges 1565-Groningue 1641) ; théologien hollandais du xviie siècle. Né à Bruges, G. suit ses parents qui émigrent en 1578 dans le Palatinat. Il est, à Strasbourg, l'élève de Jean Sturm, poursuit ses études à Neustadt (1580), Oxford (1582) et Cambridge, où il prend son grade de bachelier en 1584. Il revient ensuite à Heidelberg où, pendant deux ans, il approfondit sa connaissance du grec et de l'hébreu. Reçu docteur en théologie à l'université d'Heidelberg, après avoir été pendant cinq ans pasteur du groupe hollandais de l'Église de Francfort (1587-1593), il est nommé professeur de théologie à l'université de Leyde (1593). Mais en 1603 il a comme collègue Jacob Arminius, dont les tendances libérales sont déjà connues. Dès 1604 il engage contre lui une lutte âpre, lui reprochant de détruire la prédestination et la conception calviniste du Salut. Lui-même pousse la défense de l'orthodoxie calviniste jusqu'à l'extrême, tombant dans le supralapsarisme, c'est-à-dire la thèse selon laquelle il faut placer la prédestination avant même le péché originel. En 1608 G. soutient à deux reprises, devant les États-Généraux, un débat contradictoire. La querelle dégénère en guerre civile, que n'arrête pas la mort d'Arminius en 1609. Pour calmer les esprits, on finit par remplacer Arminius à Leyde par un théologien plus modéré, Bisschop, et par déplacer G. en l'envoyant à Middelbourg. Là, tout en enseignant la théologie et l'hébreu, G. se donne à la prédication. En 1614, il prend une chaire de théologie à la faculté protestante de Sau-mur, puis revient, en 1618, aux Provinces-Unies pour y occuper une chaire à l'université de Groningue. Au synode de Dordrecht (1618-1619), où les luttes de tendances sont vives, il joue le rôle de chef du parti extrême rigoriste. Il meurt en 1641.

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