GOLAN
GOLAN
À la fois château d’eau, forteresse, frontière naturelle et verger, ce plateau volcanique syrien, qui culmine à environ 1 000 mètres d’altitude et domine la plaine de Damas et la vallée de la Galilée, revêt une grande importance stratégique. Région maraîchère et d’élevage, il sert également à la Syrie de bastion militaire, protégé par des bunkers et des batteries d’artillerie.
L'État d’Israël s’en empare le 9 juin 1967, à la fin de la guerre des Six-Jours, et y livre un combat acharné durant la guerre israélo-arabe d’octobre 1973. Il en restitue une petite partie en 1974, conformément à l’accord de désengagement négocié par le secrétaire d’État américain Henry Kissinger, et annexe le reste le 14 décembre 1981. Le Golan, qui comptait avant cette occupation plus de 100 000 habitants, était à l’aube de l’an 2000 peuplé de 17 000 Syriens de confession druze, regroupés au pied du mont Hermon, et d’un nombre équivalent de colons israéliens, répartis dans 33 localités. Il abrite une des sources du Jourdain, ainsi que les rivières qui alimentent le lac de Tibériade, et couvre un tiers des besoins hydrauliques de l’État hébreu. La Syrie, exigeant sa restitution totale jusqu’à la ligne de juin 1967, a repris en décembre 1999 les négociations de paix avec Israël.