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GOERING Hermann (1893-1946)

GOERING Hermann (1893-1946)

Homme politique allemand, dirigeant nazi.

D'origine aristocratique, H. Goering s'illustre comme pilote de chasse lors de la Grande Guerre. Au lendemain du conflit, il adhère au parti nazi d'Hitler, dirige les Sections d'assaut (SA - Sturmabteilung) et participe au putsch manqué de Munich en 1923. Élu député au Reichstag (Assemblée des députés) en 1928, il en devient le président le 31 juillet 1932 et négocie la nomination de Hitler comme chancelier (effective le 30 janvier 1933). En mars 1933, il est nommé ministre de l'Intérieur. Il fonde la Gestapo (Geheime Staatspolizei, Police secrète d’État), organise les premiers camps de concentration pour les opposants politiques et participe à l’organisation du génocide des Juifs. En juin 1934, il dirige la rafle des SA lors de la « nuit des longs couteaux ». En tant que ministre de l'Air, il réorganise la Luftwaffe et engage en 1937 la légion Condor aux côtés des forces franquistes dans la guerre civile d’Espagne. Chef suprême de l'économie de guerre, il oriente le pays vers l'autarcie et la course aux armements. Promu maréchal du IIIe Reich en 1940, ses échecs lors de la bataille d'Angleterre, sur le territoire russe et dans la protection de l'Allemagne contre les bombardements alliés, le discréditent aux yeux d'Hitler. Il est exclu du parti en 1945. Jugé pour crime contre la paix, crime contre l'humanité et crime de guerre par le tribunal militaire international de Nuremberg, il est condamné à mort et s'empoisonne le 15 octobre 1946, quelques heures avant son exécution.

Goering, Hermann (Rosenheim 1893-Nuremberg 1946) ; homme politique allemand national-socialiste.

Aviateur décoré à plusieurs reprises pendant la Première Guerre mondiale, il entre au parti NSDAP en 1922. Chef des SA, il prend une part importante à la tentative de putsch menée par Hitler à Munich, le 9 novembre 1923. Puis il s’enfuit à l’étranger où il travaille comme pilote d’exhibitions aériennes et représentant de compagnies aéronautiques. En 1927 il revient en Allemagne, et en 1928 il est député national-socialiste au Reichstag. Après la victoire électorale du 31 juillet 1932, il devient président du Reichstag. Le 30 janvier 1933, G. entre au gouvernement comme ministre sans portefeuille. A la même époque, il est ministre de l’intérieur de la Prusse. Il définit ainsi ses fonctions : « Mon rôle n’est pas de rendre la justice, mais seulement d’anéantir et d’exterminer, c’est tout ! » Dès la mi-février il crée la police auxiliaire (Hilfspolizei) qui donnera les premières preuves de son efficacité après l’incendie du Reichstag. G. organise le premier camp de concentration et constitue la « police secrète d’Etat » (Gestapo), qu’il confie par la suite à Himmler. En automne 1933, G. est nommé président du Conseil de Prusse et ministre de l’Air, poste qu’il met à profit pour constituer l’armée de l’air (Luftwaffe), dont il devient commandant en 1935. A partir de 1936, G. entreprend le réarmement de l’Allemagne dans le cadre du plan économique de quatre ans dont il est responsable. C’est à ce titre qu’il ordonne en novembre 1938 les mesures économiques antijuives. Après le début de la guerre il exploite les territoires occupés non seulement à des fins économiques mais pour son enrichissement personnel en y envoyant de véritables commandos chargés de les piller. Au sein des forces armées (Wehrmacht), G. joue un rôle décisif. Lors de l’entretien rendu public par le procès-verbal de Hossbach, il est le seul participant à afficher un soutien inconditionnel à la politique de guerre d’Hitler. Grâce à des intrigues qu’il fomente ou qu’il appuie, il provoque la chute du commandant de la Wehrmacht von Blomberg et du commandant des armées von Fritsch. L’espoir de G. d’obtenir le commandement de la Wehrmacht ne se réalisera pas. C’est Hitler qui occupera ce poste. Lors de l’annexion de l’Autriche (Anschluss) il agit de son propre chef. Mais avant que la guerre éclate, il cherche à s’interposer. L’intervention de la Luftwaffe contre la Pologne et sur le front Ouest vaut à G. le titre honorifique de maréchal du Reich, alors qu’il est depuis le 1er septembre 1939 « président du Conseil des ministres pour la défense du Reich ». Le déclin rapide de la Luftwaffe est dû entre autres à l’incapacité de G. d’organiser un programme d'armement cohérent. En outre, il sacrifie ses aviateurs en surestimant leurs capacités (à Dunkerque, lors de la bataille aérienne d’Angleterre et à Stalingrad). L’autorité de G. lui permet d’exploiter sans scrupules une main-d’œuvre étrangère pour l’industrie d’armement allemande. C’est lui également qui donne à Heydrich les ordres décisifs en vue de l’extermination des juifs. Successeur tout désigné d’Hitler, G. propose au Führer, enfermé dans Berlin et dans l’incapacité d’agir, de prendre en charge les affaires de l’État, à la suite de quoi Hitler fera exclure du parti son « fidèle paladin ». Lors des procès de Nuremberg, G. est condamné à mort. La nuit précédant son exécution il s’empoisonne.

GOERING ou GÖRING, Hermann (Rosenheim, 1893-Nuremberg, 1946). Maréchal et homme politique allemand. Nazi de la première heure, fondateur de la Gestapo, il fut désigné en 1939 comme le successeur de Hitler. Fils d'un haut fonctionnaire prussien ami de Bismarck, Goering entra dans la carrière militaire et demanda à être affecté dans l'aviation au début de la guerre de 1914. Il se révéla un as de l'aviation et obtint 22 victoires aériennes dans la célèbre escadrille Richthofen. Démobilisé, il partit pour la Suède comme pilote commercial et rencontra sa première femme, la riche comtesse Carin von Kantzow. Rentré en Bavière en 1922, il rencontra Hitler et, enthousiasmé, adhéra aussitôt au Parti national-socialiste. Il participa avec Hitler au putsch manqué de Munich (1923) et, grièvement blessé, se réfugia en Autriche. Amnistié en 1927, il rentra en Allemagne où il fut élu député nazi au Reichstag en 1928. Très lié à la haute société, ce « nazi de salon », ambitieux, attaché au luxe, aux honneurs et aux uniformes, fut bientôt élu président du Reichstag (1932) et devint ainsi l'un des premiers personnages de F État. Hitler, devenu chancelier en 1933, le nomma Premier ministre de Prusse et ministre de l'Air. Il fut l'instigateur de l'incendie du Reichstag qui permit de se débarrasser des communistes et des autres opposants, créa la Gestapo, les premiers camps de concentration et joua un rôle important dans l'élimination du chef des SA, Röhm (Nuit des longs couteaux, juin 1934). Il se consacra, à partir de 1935, au renforcement de la Luftwaffe (aviation) dont il fit rapidement la première force aérienne mondiale. En 1936, Hitler chargea Goering - devenu l'un des plus riches industriels d'Allemagne - de l'exécution du plan en quatre ans qui devait lui assurer la mainmise sur l'économie du pays. Feld-maréchal en 1938 puis maréchal du Reich et chef de l'économie de guerre (1940), Goering, comblé d'honneurs, chancelier désigné depuis 1939, mena durant la guerre une vie luxueuse, constituant d'inestimables collections d'oeuvres d'art volées dans les territoires occupés par les nazis. Cependant, après les échecs successifs de la Luftwaffe - Goering avait arrêté la recherche de nouveaux types d'avions pour développer la fabrication massive de types déjà existants -, son influence auprès de Hitler ne cessa de décroître et, après avoir demandé en avril 1945 à assurer le pouvoir, il fut expulsé du parti. Traduit devant le tribunal de Nuremberg où il continua à défendre la politique du Führer, il fut condamné à mort mais s'empoisonna dans sa prison.

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