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GLORIEUSES (Les Trois)

GLORIEUSES (Les Trois). Nom donné aux journées révolutionnaires des 27, 28 et 29 juillet 1830, qui mirent fin au règne de Charles X et à la Restauration. En souvenir de la révolution de 1830, une colonne, la colonne de Juillet, fut érigée en 1831, place de la Bastille. Voir Louis-Philippe Ier, Monarchie de Juillet. TROIS GLORIEUSES (les) • 27-28-29juillet 1830 Enhardis par la prise d’Alger (5 juillet 1830), Polignac et ses ministres édictent, le 7 juillet, trois ordonnances : dissolution de la Chambre, suspension de la liberté de la presse, modification de la loi électorale. Charles X les signe le 25. L’opposition vient de gagner les élections, le régime titube, le roi, qui se trompe d’époque, rêve d’absolutisme. La réponse du pays ne se fait pas attendre. Le 27 juillet, première «journée glorieuse » : les journaux paraissent malgré l’interdiction tandis que des émeutes, sporadiques, secouent Paris, où s’élèvent les premières barricades ; le 28, elles ont poussé un peu partout et rendent impossibles les manœuvres de répression. Le 29, certains soldats, chargés de déblayer la ville, fraternisent avec le peuple - c’est alors que Polignac répond quand on l’en informe : « Il faut tirer aussi sur la troupe ! » Le peuple pénètre dans le palais du Louvre, les trois couleurs flottent sur les Tuileries tandis que les députés siègent sans relâche et que Charles X, depuis Saint-Cloud, condescend à former un ministère libéral. Mais pour l’ex-comte d’Artois, il est trop tard. Dans l’après-midi du 30, une proclamation de la commission municipale, devenue Gouvernement provisoire, déclare : « Charles X a cessé de régner sur la France. » Le 31 juillet, tandis que La Fayette et le fils de Philippe Égalité, qui devient roi des Français sous le nom de Louis-Philippe Ier, s’embrassent dans les plis d’un drapeau tricolore, le dernier frère de Louis XVI s’apprête à reprendre le chemin de l’exil tandis que les républicains remâchent leur déception.

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