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GLADIATEURS (de gladius, épée)

À Rome, dans l'Antiquité, hommes qui combattaient au cirque contre d'autres hommes ou contre des bêtes féroces. Les gladiateurs étaient, pour la plupart, des esclaves (prisonniers de guerre), des condamnés de droit commun, mais on trouvait aussi parmi eux des hommes libres qui avaient choisi cette profession par ardeur guerrière ou contraints par la misère. Ils étaient entraînés dans des casernes spéciales (ludi gladiatorii). On les répartissait en diverses catégories, selon leur force, leur adresse et leurs capacités physiques : les rétiaires, armés d'un filet pour envelopper l'adversaire et d'un trident pour le harponner ; les Thraces, équipés d'un casque, d'un sabre court et d'un bouclier rond ; les Gaulois ou myrmillons, qui avaient une cotte de mailles et une épée ; les Samnites, qui possédaient le harnachement complet : cuirasse, casque à visière, épée, bouclier long ; il y avait aussi des gladiateurs à cheval, armés de longues lances, et des gladiateurs combattant en char. Les combats de gladiateurs suscitaient un enthousiasme immense dans la foule romaine ; on connaissait les noms des meilleurs gladiateurs, on prenait des paris, on réclamait du sang. Rares étaient ceux qui, comme Sénèque (Lettres à Lucilius, VII), condamnaient ces sortes de spectacle. Cicéron et Pline le Jeune les justifiaient comme une école de virilité. Beaucoup de gladiateurs n'étaient d'ailleurs pas mécontents de leur sort ; bien nourris, ils pouvaient espérer leur libération après plusieurs victoires (certains rengageaient). Les gladiateurs vainqueurs recevaient des primes en argent considérables. Les combats de gladiateurs, qui ont constitué pendant cinq siècles le spectacle de choix des jeux donnés dans les amphithéâtres, furent supprimés au début du Ve s.

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