Georges Ier (Copenhague 1845-Thessalo-nique 1913) ; roi de Grèce [1863-1913].
Georges Ier (Copenhague 1845-Thessalo-nique 1913) ; roi de Grèce [1863-1913]. Après la déposition du roi Otton Ier, l'Assemblée nationale constituante grecque élit pour successeur le 30 octobre 1863, sur recommandation de l'Angleterre, Guillaume, second fils du roi de Danemark Christian IX, de la maison de Glücksburg, apparenté à la maison royale d'Angleterre par sa sur. Lors de son avènement sous le nom de Georges Ier, l'Angleterre renonce aux îles Ioniennes au profit de la Grèce ; il prend le titre de « roi des Hellènes », s'identifiant ainsi aux aspirations nationales du peuple grec. En épousant la princesse Olga de Russie en 1867, G. noue également des liens de parenté avec la deuxième puissance protectrice de la Grèce et - étant lui-même de confession luthérienne - il se concilie l'Église orthodoxe. Mais il ne parvient pas à mobiliser son peuple sur la question de l'aménagement intérieur du pays. Quand il tente d'annexer la Thessalie, l'Épire et la Macédoine - au nord - et les îles - au sud -, sa politique ne trouve pas l'appui des grandes puissances. Il connaît un premier revers lors de l'établissement de l'exarcat bulgare en Macédoine. Le règlement de la question des Balkans au congrès de Berlin de 1878 ne satisfait la Grèce que dans la mesure où la Porte, à la demande des Puissances, doit se retirer de Thessalie ; ce n'est que la conférence des grandes puissances à Constantinople en 1881 qui rattachera la Thessalie au royaume grec. En 1885, les Puissances répondent par un blocus à la mobilisation organisée pour conquérir l'Épire, à l'occasion du rattachement de la Roumélie orientale à la Bulgarie. Au cours des années suivantes, le pays entreprend une lente convalescence économique ; mais le soulèvement gréco-crétois contre les Turcs en 1897 se solde par une écrasante défaite et par la perte de la Thessalie, que la Grèce ne reprendra à la Porte que grâce à la pression des Puissances et contre paiement d'un lourd tribut ; par ailleurs, le roi se voit dans l'obligation d'accepter un contrôle international sur les finances de son pays. Sa position est particulièrement délicate lorsque, à la suite de révoltes grecques restées sans succès en Macédoine, une ligue d'officiers révolutionnaires prend le pouvoir en 1909 et l'oblige à nommer Vénizélos Premier ministre ; celui-ci parvient d'ailleurs à amorcer un redressement. Le 9 novembre 1912 marque un triomphe pour le roi qui, dans la première guerre des Balkans, entre à Thessalonique avec son fils Constantin. Il y sera assassiné quelques mois plus tard, en mars 1913.
Liens utiles
- BOSIO, François Joseph (1768-1845)Sculpteur, il a pour maître Pajou et fait partie des artistes familiers de Napoléon Ier, de Louis XVIII qui le nomme " premier sculpteur du roi " et de Charles X : Hercule combattant Acheloüs, au jardin des Tuileries.
- Georges Ier
- Georges Ier
- LOUIS VI LE GROS (vers 1081-1er août 1137) Roi de France (1108-1137) Fils de Philippe Ier et de Berthe de Hollande, Louis VI est connu sous le sobriquet de " le Gros " en raison de l'obésité maladive qu'il tient de ses parents.
- Georges Ier