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gens

gens (pl. gentes). Dans le système social romain, un «clan» ou groupe de familles portant un nom en commun, nomen et qui descendait par les mâles d'un ancêtre commun qui, à la différence des Grecs, n'était ni enregistré ni adoré (comparer avec le genos). À l'origine, les gentes étaient aristocratiques, de familles patriciennes, cependant les familles plébéiennes les plus riches s'organisèrent elles aussi en gentes, et il est probable que certaines accédèrent aux gentes patriciennes. Cette supposition, si elle est correcte, expliquerait l'existence à la fois de familles patriciennes et de familles plébéiennes à l'intérieur de la même gens. Une gens avait certains biens en commun (dont un cimetière), ses membres se réunissaient, et exécutaient des rites religieux en commun.

GENS. Dans la Rome antique, mot latin qui désigne le groupe de familles dont tous les membres prétendent descendre d'un ancêtre commun plus ou moins divinisé. Tous les membres de la gens portaient le même nom (gentilia) et célébraient le même culte. La gens se divisait en branches dont chacune reconnaissait l'autorité d'un paterfamilias (père de famille). Le chef de la gens était le paterfamilias de la branche aînée et les chefs des gentes, ou patres, constituaient, par droit de naissance, le conseil des Anciens ou Sénat. L'ensemble des gentes formait le patriciat, groupe privilégié de grands propriétaires de terres, puissants au temps de la monarchie romaine. Enfin la gens comprenait aussi de nombreux clients, hommes placés sous sa protection et dans sa dépendance. Sous la République, la domination politique des patriciens prit fin. Dès le Ve siècle av. J.-C., ils partagèrent le pouvoir avec les plébéiens, se créèrent alors des gentes plébéiennes et une nouvelle noblesse patricio-plébéienne se constitua.