GARIBALDI (GIUSEPPE)
Homme politique et général italien, né à Nice en 1807. Ardent patriote, il se rallia à Cavour et combattit pour l'unification de l'Italie. Vainqueur des Autrichiens à Varèse et à San-Fermo (1859), il conquit la Sicile (expédition des Mille) en 1860. Opposé à l'annexion de la Savoie et de Nice, il n'en offrit pas moins ses services à la France lors du conflit franco-allemand (1870). Après l'armistice, il fut élu député dans quatre départements français (1871). Ayant donné sa démission, il revint à Caprera, dans son pays, où il mourut en 1882. Il est l'auteur de romans et de Mémoires (1888).
GARIBALDI Giuseppe (* Nice, 4.VII.1807, † Caprera, 2.VI.1882)
Homme politique italien. Partisan de la Jeune-Italie de Mazzini, il fut condamné à mort après une tentative d'insurrection à Gênes, en 1834, et dut s'exiler en Amérique du Sud (1836/48). Il y lutta aux côtés des adversaires de l'empereur du Brésil, puis pour l'indépendance de l'Uruguay. En 1843, il forma une légion de volontaires italiens, les premières « Chemises rouges », dont l'héroïsme fit connaître le nom de Garibaldi dans le monde entier et lui valut une grande popularité en Italie. Il revint dans son pays à l'annonce de la révolution de 1848 ; après la fuite de Pie IX, il défendit avec ses « Chemises rouges » la République romaine contre les Français, les Napolitains, les Autrichiens et les Espagnols. Après la chute de Rome (1849), il s'exila de nouveau en Amérique d'où il revint en 1854. Il reprit la lutte pour l'unité italienne en 1859, et organisa l'expédition des Mille (v. ITALIE) contre les Bourbons de Naples. Il se rendit maître de la ville (7 sept. 1860), provoquant l'annexion de Naples et de la Sicile par le royaume du Piémont. Pour achever l'unité d'une Italie dont Rome serait la capitale, il s'attaqua deux fois aux États pontificaux, mais deux fois fut battu (Aspromonte, 1862, par les troupes italiennes, et Mentana, 1867, par les troupes françaises soutenant le pape). Pendant la guerre franco-allemande de 1871, il combattit avec ses « Chemises rouges » pour soutenir le gouvernement de Défense nationale, fut même élu député de Paris (févr. 1871, puis invalidé par la majorité conservatrice de Bordeaux), mais refusa de soutenir la Commune. Il fut élu député de Rome en 1874.
Garibaldi, Giuseppe (Nice 1807-Caprera 1882) ; homme politique italien.
Fils de capitaine, G. devient officier de marine et participe au mouvement de Mazzini. Il est condamné à mort par contumace en 1834 et s’exile en Amérique du Sud ; il conduit des luttes révolutionnaires au Brésil et en Uruguay. Il rentre au pays en 1848 pour combattre les Autrichiens dans les Alpes à la tête de ses corps francs. Il participe également à la défense de la nouvelle République romaine et oppose à l’armée d’intervention française une résistance aussi désespérée qu’héroïque (printemps 1849). Au cours de ces quelques mois, il devient, aux yeux des Italiens, le précurseur de la liberté et de l’indépendance nationale. Courageux, énergique, incorruptible et très populaire, G. gagne les cœurs et devient un personnage de légende. Proscrit une nouvelle fois, il se retire sur ses terres de l’île de Caprera (1849-1853). Au cours des années suivantes, cet ami de Mazzini est de plus en plus séduit par la politique réaliste du royaume de Piémont-Sardaigne et prend la présidence de la Société nationale italienne fondée par Mazzini en 1857. En 1859, la paix de Villafranca vient sérieusement troubler la bonne entente avec Victor-Emmanuel II et Cavour : G. ne pardonnera jamais au roi et à son ministre d’avoir livré à la France sa ville natale de Nice. Avec la Société nationale, Mazzini et les immigrés siciliens, parmi lesquels Crispi, il prépare à Gênes le projet qui le fera réellement entrer dans l’histoire en relançant de façon décisive le processus bien ralenti de l’unification dans le Sud : la marche des Mille sur Marsala, le 11 mai 1860, conduira à la conquête du royaume des Deux-Siciles. C’est la monarchie du Piémont qui retire le bénéfice politique de la geste héroïque de G. et des Mille : à Teano, près de Naples, le 26 octobre 1860, l’ancien mazzinien G. se rallie au roi Victor-Emmanuel II, puis regagne l’île de Caprera ; son armée de volontaires est dissoute tandis que Victor-Emmanuel II est proclamé roi d’Italie. Dans les années 1860, G. participe aux guerres et aux combats pour l’achèvement de l’unité italienne : tentative de marche sur Rome (Roma o morte !), arrêtée par l’armée piémontaise à Aspromonte (1862) ; combats dans le Trentin durant la guerre contre l’Autriche (1866) ; nouvelle tentative de libération de Rome brisée par l’armée française et les zouaves pontificaux à Mentana (1867). Au lendemain de la proclamation de la République en France, G. participe à la guerre contre la Prusse ; élu député à la Chambre de Bordeaux en février 1871, il doit démissionner devant l’hostilité des droites ; Victor Hugo, indigné, démissionne également. Mythe vivant de l’Italie unitaire, resté proche du mouvement démocratique, anticlérical convaincu, G. s’éteint le 2 juin 1882 dans l’île de Caprera où il est enseveli.
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