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FRANGIÉ Soliman

Homme politique libanais. Issu d'une grande famille maronite, Soliman tissa des relations d'amitié dès 1957 avec Hafez el-Assad. Il fut plusieurs fois ministre sous la présidence du général Chehab (1954/58) et sous celle de Charles Helou (1964/70), puis président de la République de 1970 à 1976. Quand la guerre civile éclata le 13 avr. 1975, Soliman Frangié tenta, sans succès, de ramener le calme en proposant, en févr. 1976, avec l'appui de la Syrie, un « programme d'action nationale » qui, tout en maintenant le système confessionnel, proposait certaines réformes. Le 13 juin 1978, son fils, sa femme, sa petite-fille et plusieurs de ses partisans furent assassinés à Ehden par un commando phalangiste sur ordre de Béchir Gémayel. La rupture avec la droite maronite fut alors consommée au profit d'un rapprochement clair avec la Syrie. Il rejoignit le Front de salut national présidé par Walid Joumblatt, adversaire des Gémayel. En 1988, Soliman Frangié, soutenu par la Syrie, fut le candidat malheureux à l'élection présidentielle.

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