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FOX (George)

FOX (George), mystique anglais, fondateur de la secte des Quakers ou Société des amis (Drayton, Leicestershire, 1624 -Londres 1691). Tout jeune, il se sentit appelé par Dieu, lisant la Bible, errant dans la campagne vêtu d’un costume original, très anticonformiste, après avoir eu de Dieu des révélations l’incitant à tout quitter et à évangéliser le monde. Il fut poursuivi et emprisonné à plusieurs reprises, fit de nombreux voyages dans le nord de l’Europe, où sa secte se développait. En 1670, il entreprit une grande expédition de propagande en Amérique et revint par deux fois en Europe. Il mourut à Londres après avoir publié un journal qui est pour ses sectateurs une sorte de Bible. franciscains, religieux de l’ordre des Frères mineurs, fondé par saint François d’Assise en 1208, approuvé par le pape en 1215 et en 1223. C’est un ordre mendiant que saint François a voulu pauvre en nommant ses frères des minorités (lat. minores, moindres), devenus frères mineurs tout dévoués au service des pauvres et des malades. Sa règle, austère, laisse peu de place à la prédication, l’accent étant plus porté sur la charité et sur l’exemple; travail et prière remplissent la journée du moine, mais aussi mendicité, puisque la pauvreté et l’humilité sont des grands vœux que saint François soutiendra avec un doux entêtement auprès du Saint-Siège. Il se méfiait des intellectuels; sa règle préférait l’exemple à la parole. Cependant, il y eut dans la grande et rapide expansion de l’ordre un afflux d’universitaires qui gardaient une activité intellectuelle (puisque chacun dans l’ordre pouvait continuer l'exercice de son métier), et l’inévitable évolution redoutée par saint François se produisit. Si au chapitre tenu en présence du fondateur se réunissaient déjà plus de cinq mille frères venus de toute l’Europe, on put de bonne heure observer des divisions. La règle, très sévère, n’était pas définitivement fixée. L’organisation en provinces et en «custodies» était encore imprécise, et l’évolution allait peu à peu former des branches diverses après certaines crises qui attireront l’attention des papes sur les ordres mendiants (v. monachisme). La pauvreté absolue voulue par saint François posait des problèmes pour la gestion des biens provenant de donations. La question constitutionnelle dut être révisée, obligeant les frères mineurs à tenir à date fixe des chapitres généraux. Dès le XIIIe s., on vit des fidèles de la stricte observance se séparer de ceux dont la règle primitive s’était relâchée. Parmi ceux-ci, les spirituels s’opposèrent aux conventuels ; les premiers se firent bien vite les disciples de Joachim de Fiore; certains d’entre eux, dans le Languedoc et en Italie, prirent le nom de pauvres ermites. La papauté commença à s’inquiéter de ce mouvement mystique qui glissait vers l’hérésie, et le pape Jean XXII prit des mesures très sévères contre les ordres mendiants, considérant que la pauvreté absolue est un ferment d’anarchie. Au XVIe s., Léon X sépara nettement les observants des conventuels, qui avaient obtenu des adoucissements à la règle. Us subsistent toujours; leur costume est noir avec une corde blanche et un capuchon. Un peu plus tard, une nouvelle branche se forma, fondée par Jean de Guadalupe en Espagne (1500), recherchant plus de sévérité. Ces religieux furent appelés les récollets, tandis que la branche intellectuelle de l’ordre prenait le nom de cordeliers à Paris. Dans les querelles relatives à l’averroïsme et au thomisme, les franciscains jouèrent un grand rôle, surtout après la mort de leur ministre général, saint Bonaventure. Les franciscains d’Oxford, avec Robert Grosseteste et son disciple Roger Bacon, apportant une méthode expérimentale dans l’étude de la nature, aboutiront au XIVe s. aux théories de Duns Scot, à l’origine d’un nouveau courant mystique, et aux recherches scientifiques de Guillaume d’Occam. Les franciscains ne cesseront de s’opposer pendant des siècles aux dominicains, et, par un véritable paradoxe, les disciples de l’amour naïf de la nature, tel qu’il est exprimé dans les Fioretti, vont devenir les initiateurs de la science positive par méfiance pour la théologie rationnelle et desséchante. Au XVIe s. fut créé un ordre nouveau, l'ordre des Capucins, axé sur les missions dans les campagnes et les pays païens, se réclamant de l’austérité de saint François. A la fin du XIXe s., les diverses branches furent réunies sous le vocable de Frères mineurs, mais l’ordre franciscain fut réorganisé par Pie X. Il comprend trois sections distinctes : les Frères mineurs observants (vêtus de bure brune, d’un capuchon et de sandales), les Conventuels et les Capucins. En France, tous les franciscains ont été chassés par la Révolution, mais l’ordre a pu s’y rétablir au XIXe s., sans toutefois reprendre le nom de Cordeliers. Comme pour tous les grands ordres religieux, il existe des ordres monastiques féminins correspondant à celui qui fut fondé par saint François. Ce furent d’abord les Clarisses, les Colettines, les Capucines, puis les Franciscaines de Calais et les Franciscaines de Marie (spécialement missionnaires), etc. Un tiers ordre très important , appelé aussi ordre des Frères pénitents, applique à des laïcs la règle sévère de saint François : ce sont les Tertiaires de saint François, créés dès le XIIIe s. Le chef de tout l’ordre des Franciscains et des congrégations qui s’y attachent est un général élu pour six ans, qui réside à Rome.

Fox, George (Drayton 1624-Londres 1691) ; fondateur de la secte des Quakers.

Fils d’un tisserand du Leicestershire, le fondateur des Quakers manifeste très tôt une stricte moralité religieuse. Persuadé de répondre à un appel de Dieu, il quitte tout jeune parents et maîtres d’école pour chercher à travers des années de quête religieuse aide et direction spirituelle auprès des prédicateurs les plus divers. En 1647, F. commence sa carrière de prédicateur itinérant, accomplissant ainsi la mission qu’il s’est assignée, et à laquelle il reste fidèle jusqu’à la fin de ses jours en dépit de ses nombreuses incarcérations. Lorsque F. ose interrompre et critiquer un sermon à Nottingham en se réclamant du Saint-Esprit, il est accusé de blasphème et amené à la prison de Derby où le juge Gervase Bennet le gratifie, lui et ses partisans, du sobriquet de « Quaker » (1650). Grâce aux sermons et aux écrits que F. rédige pendant six dures années de captivité dans différentes prisons, grâce aussi aux différentes missions qu’il entreprend aux Antilles, en Amérique, en Hollande et en Allemagne, il regroupe les Quakers du monde entier en une organisation qui est l’une des communautés chrétiennes les plus influentes. Son influence tient essentiellement à la puissance de sa personnalité et au pouvoir mystique de sa langue très imagée. Son ouvrage principal est le Great Journal.

Bibliographie : H. Van Etten, George Fox et les Quakers, 1956.

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