FOMBEURE Maurice. Poète français
FOMBEURE Maurice. Poète français. Né le 23 septembre 1906 à Jardres (Vienne). Terrien, fier de l'être et de l'être resté, ayant gardé une solide apparence paysanne, il poursuit des études jusqu'à l'Ecole Normale de Saint-Cloud, après avoir fréquenté la Faculté des Lettres de Poitiers. Lorsqu'il enseigne à l'Ecole Normale de Mirecourt en 1932, il a déjà publié deux recueils de poésies : Silences sur le tout (1930), La Rivière aux oies (1932); et, tout en poursuivant sa carrière de professeur à Arras, à Saint-Ger-main-en-Laye, aux lycées Jean-Baptiste Say et Lavoisier à Paris, il continue son oeuvre de poète. Avec des recueils comme Les Moulins de la Parole (1936), A Dos d'oiseau (1943), Aux créneaux de la pluie (1947), Sous les Tambours du ciel (1959), A chat petit (1967), cette oeuvre perpétue une inspiration pleinement rurale par le choix d'images colorées et par l'évocation des travaux et des jours, d'une vie humble et pourtant riche dans le cadre des champs, des bois et des rivières. Le langage de Maurice Fombeure est à la fois humoristique et précieux, pétillant de virtuosité, gaillard et bon vivant. La rusticité ne tombe jamais chez lui dans le commun et le vulgaire, et la morale de Maurice Fombeure reste candide, fraîche, quelque peu païenne et toujours imprégnée de stoïcisme. FONTAINAS André. Littérateur belge naturalisé français. Né à Bruxelles en 1865, mort à Paris le 8 décembre 1948. S'étant fixé à Paris en 1888, il publia l'année suivante, le Sang des fleurs (1889), à quoi succédèrent les Vergers illusoires (1892) et les Estuaires d'ombre (1896) : ces trois recueils de vers sont inspirés de Mallarmé. Après avoir donné, en 1901, Le Jardin des îles claires, Fontainas devait subir d'abord l'influence d'H. de Régnier, qui est sensible dans sa Nef désemparée (1908), et enfin celle de Valéry dans ses Récifs au soleil (1922), etc. Partout, l'excès de rigueur gâte singulièrement l'émotion. En tant que romancier, Fontainas a publié l'Ornement de la solitude (1899), l'lndécis (1903) et les Etangs noirs (1912). Il s'est fait connaître en outre par des traductions de l'anglais : Milton, Quincey, Keats, Meredith. Enfin, il s'est consacré à la critique d'art, ainsi qu'en témoignent un certain nombre d'ouvrages dont il faut retenir surtout : Histoire de la peinture française au XIXe siècle (1906), Franz Hals (1909), La Peinture de Daumier (1925), Félicien Rops (1925), Constable (1926) et l'Histoire générale de l'art français, de la dévolution à nos jours (1924) écrite en collaboration avec Louis Vauxcelles. En tant que critique littéraire, il a laissé une importante contribution à l'étude du symbolisme avec Dans la lignée de Baudelaire (1930) et Tableau de la poésie française d'aujourd'hui (1934). ? « Poète convaincu, ne cherchant pas à plaire à la foule mais désireux d'enfermer le plus de pensées dans le moins de phrases. » Rachilde. ? « Travaillés avec méthode, les vers de M. Fontainas apparaissent comme des bronzes bien ciselés, débarrassés de toute mousse et de toute bavure; l'ensemble est solide, sérieux et d'aplomb. » Rémy de Gourmont.