FOLENGO Teofilo, dit Merlin Coccaie. Poète italien
FOLENGO Teofilo, dit Merlin Coccaie. Poète italien. Né à Mantoue (Lombardie) le 8 novembre 1496, mort à Campese (Bassano del Grappa, Vénétie) le 9 décembre 1544. Entré a vingt-trois ans dans l'ordre des Bénédictins, fl dut changer de monastère à la suite de quelque dissentiment, puis retourna à la vie séculière et gagna sa vie comme précepteur dans une famille de l'aristocratie. Il y connut des alternances de méditation et de découragement, jusqu'au jour où il obtint l'autorisation de regagner son couvent (1534). Rendu à la vie religieuse, il fut élu prieur, inspecta différents monastères, de l'extrême sud à l'extrême nord de l'Italie, et mourut en Vénétie. L'oeuvre de Folengo, et singulièrement Baldus , peinture savoureuse de son époque qui a rendu fameux le pseudo nyme de Merlin Coccaie, est communément appelée « poésie macaronique ». Mais, si Folengo est le seul à avoir porté ce genre à un très haut degré de perfection, ce n'est pas lui qui l'inventa. Les origines en sont obscures et lointaines. C'est une façon humoristique de donner à des propos communs, et même vulgaires, une apparence solennelle empruntée au vocabulaire des savants, tout en demeurant accessible aux personnes non cultivées. Il se peut que le style macaronique ait été, à l'origine, une distraction d'étudiants, car, dès le Moyen Age, on en trouve la trace dans certaines universités de l'Europe centrale. Folengo, en écrivant Baldus - son chef-d'oeuvre , La Moscheide, Zanitonella, Chaos de Triperuno , Orlandino , les Epigrammes, Les Macaronées , etc., donna à ce jeu une dignité jusque-là jamais atteinte, par la métamorphose d'un argot de plaisanterie en langage poétique. La critique et l'histoire, en tout cas, ont bien du mal à situer exactement une telle oeuvre dans l'atmosphère culturelle de l'époque. On peut supposer qu'elle fut pour son auteur, alors qu'il se trouvait dans le monde, une manière d'évasion où l'amertume pouvait se cacher sous les traits d'esprit. Folengo est également l'auteur d'ouvrages poétiques d'inspiration religieuse. Cette inspiration, déjà sensible dans le Chaos de Triperuno, l'emporte définitivement sur la satire dans les écrits suivants : L'Atto della Pinta (1539), La Paler-mitana, l'Agiomachia, et surtout L'Humanité du fils de Dieu [1533], poème ascétique d'un lyrisme direct et sincère.
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