FÉDÉRÉS
Dans l'histoire romaine, terme désignant, toutes les cités liées à Rome par un traité (fœdus). Dès 493 av. J.-C., Rome avait organisé une confédération latine, qui se doubla d'une confédération italienne à mesure de la conquête romaine de la péninsule. Ces confédérations laissaient en principe subsister l'autonomie des cités qui gardaient leur administration, leurs magistrats et leurs monnaies. Ce système fut étendu au-delà de l'Italie à des cités grecques quand Rome conquit les futures provinces orientales de son empire, et cette organisation subsista à l'époque impériale. Le monde romain, à son apogée, demeura « une fédération de cités groupées autour de la plus puissante d'entre elles, Rome » (F. Lot). À partir du IVe s. de notre ère, des tribus barbares entières devinrent des fédérés ; installées en certaines régions de l'Empire, elles furent chargées d'en assumer la défense. Cette pratique contribua beaucoup à la germanisation de l'Empire romain.
Nom adopté par les gardes nationaux parisiens, pendant l'insurrection de la Commune (v.), après que les diverses unités de la Garde nationale eurent décidé de se fédérer, sous la direction d'un Comité central (3 mars 1871). La Commune de Paris, dans la conception de ses chefs, devait être la matrice d'une grande « fédération » des communes de France. Pendant la guerre civile, les fédérés groupaient théoriquement 197 332 officiers et gardes mais le nombre des combattants ne dépassa pas, en fait, 30 000 hommes. Le 27 mai 1871, des fédérés capturés par les versaillais furent fusillés au cimetière du Père-Lachaise, contre le mur qui porte depuis lors le nom de « mur des Fédérés » et où se déroule, depuis 1880, une commémoration annuelle.
FEDERES. Nom donné aux insurgés parisiens de la Commune de 1871 et plus particulièrement aux membres de la garde nationale qui se fédérèrent sous la direction d'un comité central (mars 1871). Pour un certain nombre de chefs de la Commune de Paris, celle-ci devait être le départ d'une grande « fédération » des communes de France. Les derniers fédérés furent fusillés par les Versaillais devant un mur du cimetière du Père-Lachaise, appelé mur des Fédérés.
FÉDÉRÉS (Mur des)
. Nom donné à un mur situé au cimetière du Père-Lachaise à Paris. Le 27 mai 1871 furent fusillés contre ce mur les derniers combattants (environ 147) de la Commune de Paris. Depuis 1880, cet événement est commémoré annuellement. Voir Fédérés, Versaillais.