FASTES
Dans la Rome ancienne, les jours fastes (de fari, parler) étaient ceux où il était permis de prendre la parole en public, de traiter des affaires civiles, de passer des contrats, par opposition aux jours néfastes, où ces actes étaient interdits. Par extension, on appelait également fastes les livres qui contenaient la liste des jours fastes, et le terme fut aussi appliqué aux listes donnant, année par année, les noms des magistrats et les principaux événements politiques. Les fastes pontificaux étaient un calendrier établi par les pontifes. Comme ces fastes étaient établis secrètement, les pontifes tenaient dans leur dépendance magistrats et plaideurs. Cet abus prit fin lorsque Cn. Flavius, secrétaire du pontife Appius Claudius Caecus, fit une copie des tables pontificales et la publia dans le Forum. Les fastes pontificaux revêtirent alors la forme des almanachs modernes. Les fastes consulaires étaient des tables où l'on inscrivait, par ordre chronologique, les noms des consuls et des dictateurs, les guerres, les victoires, les traités de paix, les lois et autres événements mémorables. Des fragments de ces tables, en marbre, furent retrouvés au Forum en 1547 et transportés au Capitole (d'où leur nom de fastes capitolins).