ÊTRE SUPRÊME (Culte de l')
ÊTRE SUPRÊME (Culte de l'). Lors de la Révolution française, nom donné au culte civique institué par un décret de la Convention montagnarde (7 mai 1794) sur un rapport de Robespierre. Disciple fidèle de Rousseau, ce dernier s'était élevé contre l'athéisme et la déchristianisation, menée par les ultra-révolutionnaires (les hébertistes). Le décret que Robespierre fit voter à la Convention affirmait l'existence de l'Etre suprême et l'immortalité de l'âme. Son culte était destiné, à un moment critique de la Révolution, à souder les liens de la nation. La fête de l'Etre suprême fut célébrée le 20 prairial an II (8 juin 1794) au Champ de Mars, organisée par le peintre David et présidée par Robespierre.
Liens utiles
- Thérèse Raquin: «Et brusquement Thérèse et Laurent éclatèrent en sanglots. Une crise suprême les brisa, les jeta dans les bras l'un de l'autre, faibles comme des enfants.» - «Thérèse prit le verre, le vida à moitié et le tendit à Laurent qui l'acheva d'un trait.»
- Que pensez-vous de ce conseil de Pasteur : « Ayez le culte de l'esprit critique ; sans lui tout est caduc ; il a toujours le dernier mot » ?
- La liberté est-elle un bien suprême ?
- Le culte de la réussite agite notre société, mais se demande-t-on ce qu'il est bon de réaliser et pourquoi on cherche à réussir?
- Un auteur contemporain affirme que le but suprême du romancier est de nous faire connaître et aimer l'âme humaine dans sa grandeur comme dans sa misère, dans ses victoires comme dans ses défaites. Et il conclut : « Admiration et pitié, telle est la devise du roman ». Qu'en pensez-vous ? Vous vous appuierez sur La Bête humaines de Zola, Noeud de vipère de Mauriac, Un roi sans divertissement de Giono.