Databac

éphores

éphores. Vers la fin du Ve siècle av. J.-C., les éphores étaient à Sparte un corps de cinq magistrats élus annuellement par les citoyens. Ils exerçaient un contrôle général sur la conduite des deux rois, deux éphores accompagnant toujours le roi en campagne. Chaque mois, rois et éphores échangeaient des serments, les premiers jurant de maintenir la Constitution et les seconds de soutenir les rois. Le doyen des éphores donnait son nom à l'année. Ils jouissaient d'un grand pouvoir et l'ont progressivement accru. Les éphores contrôlaient l'administration générale et avaient certaines fonctions juridiques; ils pouvaient même condamner les rois à verser des amendes ou à être emprisonnés; ils pouvaient aussi révoquer des généraux et négocier des traités diplomatiques. Selon Aristote, leur première déclaration aurait été, lorsqu'ils prirent leur fonction, d'ordonner aux citoyens de se raser leurs moustaches et d'obéir aux lois.

ÉPHORES. Dans l'Antiquité, nom donné à Sparte aux cinq magistrats suprêmes chargés de surveiller toute la vie de la cité. Élus par l'assemblée des citoyens (l'Apella) pour un an, ils détenaient depuis le VIIe siècle av. J.-C. d'importants pouvoirs et ne rendaient de comptes qu'à leurs successeurs. Ils contrôlaient les rois, convoquaient et proposaient des lois à l'assemblée, disposaient des finances et des impôts et veillaient à l'éducation des jeunes gens. Ils étaient maîtres de la politique extérieure et en temps de guerre ; ils commandaient aux généraux. L'institution des éphores disparut à la fin du IIe siècle av. J.-C. Voir Éducation Spartiate.