Ébroïn (mort en 680) ; maire du palais [658-680].
Ébroïn (mort en 680) ; maire du palais [658-680].
E., dans l'entourage d'Erchinoald, maire du palais de Neustrie, est choisi par les grands et Bathilde pour lui succéder (658). En 664-665, il ne soutient pas Bathilde dans le conflit qui l'oppose aux grands et qui entraîne sa retraite à Chelles. Profitant de l'extrême faiblesse du pouvoir royal, É. dirige des clans (au même titre que Léger, évêque d'Autun, ou Pépin II d'Herstal) et cherche par tous les moyens, souvent cruels, à imposer son autorité, en mettant en avant des rois fantoches. En 673, à la mort de Clotaire III, il proclame Thierry III sans demander l'avis des grands qui, menés par Léger, se soulèvent et placent Childéric II à la tête du royaume. E. doit se retirer au monastère de Luxeuil, où le rejoint peu après Léger, également disgracié. En 675, après l'assassinat de Childéric II, É. et Léger, un moment réconciliés, quittent ensemble Luxeuil, mais mènent une politique différente, alors que l'anarchie est à son comble : en Neustrie, est rétabli Thierry III (secondé par Leudesius, maire du palais), tandis qu'en Austrasie des factions soutiennent soit Dagobert II, soit Clovis III (appuyé par E.). E. envahit la Neustrie, bat Leudesius près de Pont-Sainte -Maxence et le fait exécuter. En 676, E. fait volte-face, en abandonnant Clovis III pour reconnaître Thierry III et ainsi restaurer l'unité du royaume ; devenu maire du palais de Neustrie et de Bourgogne, il assiège Léger dans Autun, le fait mutiler et exiler à Fécamp (puis assassiner près d'Arras, oct. 678). Ensuite, E. se tourne vers l'Austrasie, où Dagobert II est assassiné et où la mairie du palais passe, après la mort de Vulfoald, à Pépin II d'Herstal ; il bat celui-ci à Bois-du-Fays (non loin de Soissons, 680), avant d'être lui-même assassiné (mai 680). Si le portrait d'E. paraît bien sombre, il convient de souligner qu'il est connu uniquement par les témoignages de ses adversaires et assure la réalité du pouvoir, en pleine anarchie, durant la « vacance » de fait de la royauté.
ÉBROÏN (?-v. 683). Puissant maire du palais de Neustrie et de Bourgogne sous les rois mérovingiens Clotaire III puis Thierry III. II lutta contre l'aristocratie et le clergé conduit par le futur saint Léger, évêque d'Autun, et assura l'indépendance de la Neustrie en battant Pépin de Herstal, maire du palais d'Austrasie (vers 680). Il fut assassiné peu après, victime d'une vengeance privée. Après sa mort, les Neustriens furent défaits par Pépin et le royaume unifié sous l'autorité des Pippinides.
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- Maire du palais
- ProtadiusVIe-VIIe siècleD'origine gallo-romaine, ce maire du palais, favori de Brunehaut, semble avoir inspiré sapolitique de durcissement envers les grands.
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