doctrine Monroe
Doctrine formulée par le Président américain James Monroe, en 1823. Elle proclame notamment que le continent américain ne saurait être une zone d'influence des puissances européennes. Par extension, elle sert, au XXe siècle, à justifier un certain impérialisme des États-Unis sur leur continent. Elle est également invoquée pour légitimer l'action de Washington en vue d'empêcher la pénétration communiste sur le continent, notamment à Cuba.
MONROE (Doctrine de). Nom donné aux principes de politique étrangère énoncés par le président des États-Unis, Monroe, dans son message annuel au Congrès le 2 décembre 1823. Le message de Monroe, en réalité écrit par le secrétaire d'État John Quincy Adams, affirmait que le continent américain devait être fermé à toute colonisation européenne et que les États-Unis s'abstiendraient d'intervenir en Europe (isolationnisme). La doctrine de Monroe fut appliquée lors de la guerre de Sécession contre l'Espagne qui venait d'occuper à nouveau son ancienne colonie, la République dominicaine, et la France qui tentait de placer Maximilien d'Autriche à la tête du Mexique. Au XXe siècle, la doctrine devait servir à défendre les intérêts nord-américains sur le continent, les États-Unis intervenant contre des régimes qu'ils n'appréciaient pas. Roosevelt appliqua la « politique du gros bâton » (big stick), Taft choisit la « diplomatie du dollar » tandis que Wilson opta pour les pratiques du « bon voisinage ». La doctrine de Monroe fut ainsi destinée à protéger le continent jusqu'à des positions avancées dans F Atlantique et le Pacifique, ce qui fut une des justifications de son intervention dans la Première et la Seconde Guerre mondiale. Elle fut enfin sérieusement ébranlée après la révolution cubaine de Castro et la crise des fusées sous la présidence de Kennedy. Voir Cuba (Crise de).
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- Maurois : « Les écrivains français ont toujours eu le goût des écoles. Toujours ils ont aimé à se regrouper autour d'un terme abstrait : classicisme, romantisme, réalisme, naturalisme, symbolisme, existentialisme. À la vérité, les frontières de ces concepts sont confuses. Les grands écrivains ne sont jamais les prisonniers d'une doctrine, même lorsqu'ils en sont les parrains. Leur puissance de création fait éclater les cadres. »
- L'essentiel dans l'éducation, ce n'est pas la doctrine enseignée, c'est l'éveil disait Renan Qu'en pensez-vous ?