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démiurge

démiurge (gr. dêmiourgos, ouvrier). Platon appelle ainsi dans le Timée un dieu qui crée le monde en bon artisan, utilisant une matière préexistante. — Ce nom était donné jusqu’alors à une des trois classes de la société grecque. Chez les gnostiques, cette entité émanée de Dieu, suprême puissance du Beau et du Bien, n’est que l'évolution de la matière et la cause du Mal. Par extension, dans l’histoire des religions primitives, un démiurge est une divinité créatrice et organisatrice du monde. Chez les francs-maçons, il est le «grand architecte de l’univers», considéré comme cause première.

DÉMIURGE

Dans le mythe cosmogonique de Platon, ce terme désigne l’artisan divin - cause de l’Âme du monde - qui, sans créer à proprement parler l’univers, donne forme à une matière inorganisée en imitant les essences éternelles, les dieux inférieurs créés par lui ayant pour tâche de produire les êtres mortels (cf. le Timée). Dans la pensée gnostique, le démiurge, créateur du monde et distinct du Dieu suprême, est généralement considéré comme mauvais.

démiurge (gr. dêmiourgos). Mot qui signifiait à l’origine «ouvrier habile», plus tard «créateur», «producteur». Chez Platon (voir Timèe), le terme prit le sens de créateur du monde visible, et, chez les auteurs grecs chrétiens, Dieu le Créateur de toutes choses. C’est par ce mot que les gnostiques (voir gnose) désignaient la divinité inférieure qui créa l’univers matériel, distinct du Dieu suprême. Le nom Démogorgon, interprété plus tard comme signifiant le dieu primordial de la mythologie ancienne, est probablement une corruption de ce mot.

Démogorgon. Nom inquiétant (comparer avec gorgones), utilisé par des auteurs du XVe siècle pour désigner le dieu primordial de la mythologie antique et qui semble avoir son origine dans une erreur de transcription du nom Démiurge, faite par un copiste médiéval. Le poète italien Boccace (1313-1375) a copié ce mot dans une scholie à la Thébaïde de Stace (IV, 516), et le fit ainsi entrer dans la littérature.

démiurges. Les démiurges étaient les gens qui travaillaient pour le peuple, d’où le mot, qui prit deux sens différents. — 1 . À l’époque archaïque, c’étaient les devins, hérauts, médecins, et les artisans. Dans l’Attique, avant Clisthène ils constituèrent une classe à côté des eupatrides et des géomores. Avec ces derniers ils formaient la plèbe, et l’histoire de la naissance de la démocratie grecque pourrait se réduire aux phases de leur lutte contre les eupatrides pour parvenir à l’égalité des droits. — 2 . Ce fut, d’autre part, le nom porté par des magistrats dans diverses cités, en général de population à majorité dorienne. Leurs attributions variaient et ils étaient souvent éponymes. C’est encore le nom des 50 membres de la gérousia de la ligue Arcadienne et celui des 10 membres du conseil de la ligue Achéenne.

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