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Dalberg, Karl Theodor von

Dalberg, Karl Theodor von (Hermsheim, près de Worms, 1744-Ratisbonne 1817); baron d'Empire, primat des princes de la Confédération du Rhin. Ce prince ecclésiastique, partisan d'une Église nationale allemande, indépendante vis-à-vis de Rome et qui est, par ailleurs, le frère de l'intendant du théâtre de Mannheim, est le représentant le plus important de l'Aufklärung (Lumières) catholique en Allemagne. Possédant une grande culture scientifique et artistique, davantage intéressé par la politique que par la théologie, il accède à la prêtrise, puis exerce un temps à Erfurt (à partir de 1772) les fonctions de gouverneur de l'électorat de Mayence, avant d'être consacré archevêque de Mayence en 1802. Après la résolution adoptée en 1803 par la députation d'Empire et qui décrète la sécularisation des territoires ecclésiastiques, il peut, tout en conservant sa dignité d'archichancelier du Saint-Empire, entrer en possession des nouvelles principautés d'Aschaffenburg et de Ratisbonne ainsi que de la ville libre de Wetzlar. Devenu archevêque de Ratisbonne et se trouvant alors à la tête de tous les territoires non prussiens situés à l'est du Rhin et qui faisaient anciennement partie des provinces ecclésiastiques de Mayence, Cologne et Trêves, il se rapproche étroitement de Napoléon Ier qui l'élève en 1806 à la dignité de primat des princes de la Confédération du Rhin et en 1810 - après la cession de Ratisbonne à la Bavière en échange de Fulda, Hanau et Francfort - à la dignité de grand-duc de Francfort. La chute de Napoléon met fin à sa puissance séculière. Bibliographie : R. Leroux, La Théorie du despotisme éclairé chez Karl Theodor Dalberg, 1932.

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