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CRESSON Édith

Femme politique française. Premier ministre français de mai 1991 à avr. 1992. En 1965, elle rencontra François Mitterrand, qui fit d'elle, dans les années 1970, l'une des pièces maîtresses de la stratégie électorale du PS. La victoire socialiste de 1981 la fit ministre de l'Agriculture. Elle y tenta des réformes courageuses, mais se heurta aux préventions des milieux agricoles les plus conservateurs à l'encontre de ce ministre femme et socialiste. Elle fut ensuite ministre au Commerce extérieur, à l'Industrie, puis aux Affaires européennes. En 1990, elle présenta sa démission au Premier ministre, Michel Rocard, qui refusait de lui laisser constituer, sur le modèle du MITI japonais, un puissant ministère de l'Exportation. Un an plus tard, Michel Rocard fut contraint à la démission et Édith Cresson fut la première femme en France à devenir Premier ministre. Bénéficiant d'abord d'un fort courant de sympathie, elle conçut sa fonction à l'image d'une direction d'entreprise ; sa popularité s'effrita et son autorité fut mise en cause. Onze mois plus tard, Édith Cresson dut céder la place à son ministre de l'Économie, Pierre Bérégovoy. Elle reprit alors dans le secteur privé sa carrière de conseiller à l'exportation et se consacra à ses mandats de maire de Châtellerault (1983/97) et de député européen (1979/95). En 1995, Édith Cresson fut nommée commissaire européen, chargée notamment de la recherche, du développement, de l'éducation et de la formation. C'est à ce titre qu'elle fut mise en cause, en 1999, dans une polémique portant sur la gestion financière de la Commission européenne, qui se solda par la démission collective des commissaires européens en mars 1999.

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