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COTY René

Homme politique français. Avocat, député (1923/35) puis sénateur (1935/40) de la Seine-Inférieure, sous-secrétaire d'État à l'Intérieur (1931). Il vota les pouvoirs au maréchal Pétain en juill. 1940. Membre du Conseil de la République, dans le groupe des indépendants, à partir de 1948, ministre de la Reconstruction (1947/48), il fut élu président de la République et succéda à Vincent Auriol le 23 déc. 1953. Sa présidence fut marquée par la fin de la guerre d'Indochine et par le développement de la crise algérienne. À la suite du putsch d'Alger (13 mai 1958), il appela au pouvoir le général de Gaulle, qui mit fin à la IVe République.

Coty, René (Le Havre 1882- 1962); président de la République française [1953-1959].

Né au Havre, où son père dirige une institution privée, il mène des études de lettres et de droit à Caen. Inscrit au barreau du Havre en 1902, il s’illustre en défendant le syndicaliste gréviste Durand, accusé d’incitation au meurtre (1910). Conseiller d’arrondissement de sa ville natale élu sous l’étiquette radicale (1907), il entre au conseil municipal en 1908. Après la guerre qu’il fait comme engagé volontaire, il poursuit sa carrière politique en Seine-Inférieure : conseiller général (1919), puis député succédant à Jules Siegfried (1923-1935) et sénateur (1935-1944). Après avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain (1940), il refuse d’être nommé maire du Havre et anime des réunions clandestines d’opposition qui lui permettront d’être relevé de son inéligibilité à la Libération. Ministre de la Reconstruction et de l’Urbanisme (1947-1948), sénateur, il est nommé vice-président du Conseil de la République avant d’être élu par le Congrès président de la République (23 déc. 1953) au treizième tour de scrutin. Le nouveau Président, successeur d’Auriol, parvient rapidement à une grande popularité. L’image de ce modéré, d’apparence affable et simple, est encore rehaussée par le prestige de son épouse qui multiplie les occasions publiques de manifester sa bonté et sa simplicité. Soucieux de combattre l’instabilité ministérielle et d’améliorer le fonctionnement des travaux parlementaires, il n’outrepassera jamais les limites constitutionnelles de sa fonction durant un mandat troublé par la fin de la guerre d’Indochine et le conflit algérien. En mai 1958, il appelle le général de Gaulle et se retire (janv. 1959) après la ratification de la nouvelle Constitution.

Bibliographie : P. Gélard, René Coty, Le Havre, 1982 ; F. De Baecque, René Coty tel qu en lui-même, 1991.




COTY, René

(Le Havre, 1882-id., 1962). Homme politique français. Successeur de Vincent Auriol et dernier président de la Quatrième République (1954-1958), élu après 13 tours de scrutin, il se prononça pour le retour au pouvoir du général de Gaulle après la crise du 13 mai 1958 à Alger. Ce dernier lui succéda en décembre 1958.

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