corps-propre
corps-propre, terme utilisé par les psychologues contemporains pour désigner le corps humain, par opposition au corps simplement matériel (en allemand Leib, opposé à Körper). — Notre corps n'est pas un corps objectif; il fait partie de notre personnalité. La notion de corps-propre (« eigenes-Leib ») est apparue pour la première fois dans la Théorie du droit naturel de Fichte (1796); les premières analyses psychologiques (portant notamment sur la « motilité », l'expérience interne des mouvements organiques) datent de Destutt de Tracy (17541836). Elles ont été reprises et développées dans la Phénoménologie de la perception (1946) de Merleau-Ponty.
Liens utiles
- Merleau-Ponty « Le corps propre est dans le monde comme le coeur dans l'organisme»
- « Du corps, tout est fleuve qui coule ; de l’âme, tout est songe et fumée ; la vie est une guerre, un séjour sur une terre étrangère ; la renommée posthume, c’est l’oubli » MARC AURÈLE
- « Si les bœufs et les lions avaient des mains et pouvaient peindre comme le font les hommes, ils donneraient aux dieux qu’ils dessineraient des corps tout pareils aux leurs » XÉNOPHANE
- « Le propre d’une culture, c’est de n’être pas identique à elle-même » JACQUES DERRIDA
- La connaissance de l'homme ne peut pas s'étendre au-delà de son expérience propre. Locke.