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CONTRADICTION

Du latin contradictio, « action de dire contre ».

- Fait de soutenir en même temps une chose et son contraire. - En logique, incompatibilité entre deux propositions qui s’excluent mutuellement (exemple : « Il pleut » et « Il ne pleut pas »). - Principe de non-contradiction (parfois appelé principe de contradiction) : en logique, principe selon lequel il est impossible que le même attribut appartienne et n’appartienne pas en même temps au même sujet.

• Deux propositions sont dites contradictoires quand la vérité de l'une entraîne nécessairement la fausseté de l’autre, et réciproquement. Ainsi, la proposition « Tous les hommes sont mortels » a pour contradictoire la proposition « Quelques hommes ne sont pas mortels ». • La contradiction joue un rôle fondamental dans la dialectique hégélienne, comme moteur de la pensée aussi bien que du réel.

 

CONTRADICTION, n.f. (lat. contra dictio « [le fait de] dire contre »). ♦ 1° Sens banal. Dire le contraire de ce que dit quelqu’un, affirmer ce qu’il nie ou inversement. ♦ 2° Philosophiquement, c’est développer un discours qui contient une contradiction, dont certaines affirmations sont inconciliables avec les affirmations précédentes. ♦ 3° Pratiquement, c’est ne pas vivre en accord avec ses principes. ♦ 4° Il existe, en logique, des propositions contradictoires, c’est-à-dire qui ne peuvent pas être vraies ensemble, et dont l’opposition est telle que de la vérité de l’une on peut conclure à la fausseté de l’autre, et inversement. Ex. : « Il fait jour et il fait nuit ». « Cet homme est vivant et cet homme (le même homme) est mort. » La contradiction est l’opposition de deux propositions entre lesquelles il n’y a pas de milieu. Le principe de non-contradiction fait partie des principes premiers constitutifs de notre raison. La raison exige de ne pas se contredire. Le principe de non-contradiction est un dérivé du principe d’identité. Hegel a introduit en philosophie une perspective nouvelle en considérant la contradiction non plus comme une impossibilité logique mais comme une réalité qui pose problème et qui demande a être dépassée. Dans le système hégélien, la contradiction est le ressort de la dialectique.

CONTRADICTION

En logique, c’est le fait de poser simultanément une affirmation et une négation à propos de la même qualité d’un objet : comme cette position est intenable, la logique aristotélicienne considère comme fondamental le principe de non-contradiction, d’après lequel je ne puis poser en même temps comme également vraies une proposition et sa contradictoire. ♦ Dans la philosophie de Hegel, la contradiction apparaît comme l’élément principal de la dialectique, puisqu’elle est le ressort de la pensée aussi bien que du réel.

 

CONTRADICTION

1. La contradiction est la relation existant entre deux termes ou deux propositions dont l’un(e) affirme ce que l’autre nie (A et non-A sont contradictoires, les phrases « toutes les Françaises sont rousses » et « quelques Françaises ne sont pas rousses» sont contradictoires). Il ne faut pas confondre contradictoire et contraire : des propositions contradictoires ne peuvent être ni vraies ni fausses en même temps, des propositions contraires ne peuvent être vraies en même temps mais peuvent être fausses ensemble (ex. : «toutes les Françaises sont rousses» et «aucune Française n'est rousse » sont des propositions contraires). On nomme «principe de non-contradiction » cette loi de la pensée qui veut qu’on ne peut affirmer et nier le même terme ou la même proposition.

2. La contradiction peut désigner non seulement une incompatibilité logique (sens 1) mais encore une opposition réelle (ainsi deux forces de sens opposé agissant sur le même corps sont contradictoires). Or les contradictions réelles produisent des conséquences (le corps, sous l’effet de forces opposées, va se déchirer, se distendre ou se déplacer). Aussi F. Hegel fait-il de la contradiction le moteur de la pensée et de la vie. Tout être existe et se développe par les contradictions qu’il provoque ou subit : pour être il faut se distinguer des autres, pour devenir il faut se contredire soi-même, de graine devenir fleur puis fruit ou d’enfant devenir adulte puis vieillard. Le mouvement de l’histoire suppose ce mouvement dialectique, ce mouvement d’une contradiction dépassée à une nouvelle contradiction.




contradiction, relation entre deux termes dont l'un est la négation de l'autre. — On distingue en logique les termes contradictoires (qui sont universels) et les termes contraires (qui sont particuliers). Par exemple, le « mouvement » contredit le « repos » dans la mesure où toutes les choses dans le monde sont soit en mouvement, soit en repos. Mais le « blanc » est le contraire du « noir » dans la mesure où un objet qui n'est pas blanc n'est pas nécessairement noir; il peut être jaune, vert, etc. On distinguera la contradiction logique ; A est non A, et la contradiction réelle, lorsque l'esprit d'un individu entre en contradiction avec lui-même et en fait réellement l'expérience douloureuse.

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