COMPROMIS HISTORIQUE
Stratégie politique dont la formule est lancée par Enrico Berlinguer en 1973 et appliquée de 1976 à 1979, le « compromis historique » a visé à associer au pouvoir communistes et démocrates-chrétiens. Analysant le coup d’État d’Augusto Pinochet au Chili, E. Berlinguer en conclut que l’obtention par la gauche de 51 % des voix ne suffit pas à garantir la survie et l’œuvre d’un gouvernement issu d’une telle majorité. L’intégration du Parti communiste italien (PCI) au pouvoir national instituerait par ailleurs une véritable alternance politique. Aldo Moro, leader de la Démocratie chrétienne (DC), est favorable à la proposition d’E. Berlinguer d’une alliance PCI/DC pour engager des réformes socio-économiques et défendre la démocratie face au terrorisme. Après les législatives de 1976 où les suffrages exprimés en faveur du PCI (34,4 %) et de la DC (38,7 %) s’équilibrent, commence une phase de solidarité nationale : le PCI s’abstient au Parlement de censurer le gouvernement démocrate-chrétien de Giulio Andreotti puis, face à la radicalisation du terrorisme d’extrême gauche (« années de plomb »), soutient un nouveau gouvernement Andreotti. Mais le PCI quitte la majorité début 1979 et abandonne le compromis historique en 1980. L'échec est attribuable à la stratégie terroriste qui, par l’assassinat d’A. Moro (1978), bloque le processus, mais aussi aux réticences d’une partie des communistes devant le peu de réformes réalisées et la manière autoritaire avec laquelle E. Berlinguer a lancé puis abandonné le compromis historique. Le PCI voit s’éloigner l’accès au pouvoir national et l’Italie la perspective d’une rénovation politique.
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