CIMON
Homme politique et général athénien. Fils de Miltiade, il se distingua à Salamine (480), fut nommé stratège de la ligue de Délos, contribua à l'ostracisme de Thémistocle et devint la personnalité la plus en vue de la politique athénienne. Il enleva aux Perses la plus grande partie du littoral de l'Asie Mineure et leur infligea la défaite de l'Eurymédon (468). Il orienta l'expansion athénienne vers les Détroits et le nord de l'Égée, mais la révolte de Thasos (465/463), qu'il réprima sévèrement, le conduisit à durcir l'impérialisme athénien. Cependant qu'il commandait une armée de secours envoyée à Sparte pour réprimer une révolte des hilotes et de la Messénie, Éphialte à Athènes, chef du parti démocratique antilacédémonien, le fit ostraciser en 461. Cimon revint à Athènes dix ans plus tard, négocia une trêve avec Sparte et mena une campagne victorieuse à Chypre contre les Perses. Sous son impulsion, Athènes commença la reconstruction du Parthénon et acheva les remparts (les Longs Murs) qui l'unissait au Pirée.
Cimon (v. 512-449 av. J.-C.) ; homme d’État et général athénien. Au lendemain des victoires de Salamine, de Platées et de Mycale, Sparte répugne à poursuivre la guerre outre-mer contre la Perse alors qu’Athènes, qui possédait une flotte puissante, passe à l’offensive. En 478, les cités ioniennes d’Asie Mineure et des îles lui confient - d’abord en restant dans le cadre de l’ancienne symmachie (alliance) -le commandement d’une nouvelle ligue, appelée ligue de Délos. Par des contributions financières ou des contingents navals, de nombreuses cités s’associent à cette confédération qui installe son siège dans le sanctuaire ionien d’Apollon à Délos (477) où les confédérés se réunissent une fois par an, chaque cité ayant une voix. Si la suprématie athénienne avait été fondée par la politique maritime de Thémistocle, elle se développe grâce aux capacités militaires de C., fils de Miltiade (le vainqueur de Marathon) et d’une princesse thrace, Hégésipyle. Héritier de la grande fortune de son père, il passe sa jeunesse en Thrace, vient à Athènes en 493, combat à Salamine (480), participe à une ambassade à Sparte (479) avant d’être élu stratège l’année suivante. Une ascension pendant laquelle C. joue le parti d’Aristide contre Thémistocle qui est banni en 471. Stratège réélu presque chaque année jusqu’en 463, C. opère d’abord avec le Spartiate Pausanias à Chypre et à Byzance, puis se dresse contre lui, le chasse de Byzance et s’empare des dernières garnisons perses de Thrace (vers 476, chute de Eion sur l’embouchure du Strymon puis prise de l’île de Skyros, sur la route de l’Hellespont, d’où il rapporte les ossements de Thésée). Ainsi, il donne à Athènes des colonies importantes sur le plan stratégique. Surtout, en Pamphylie, à l’embouchure du fleuve Eurymédon, C. remporte dans les années 468-467 une double victoire navale et terrestre sur les Perses : Athènes domine alors une partie des côtes occidentales de l’Asie Mineure. Ce faisant, elle se met dans une position difficile. En effet, les villes confédérées, qui souffrent de la lourdeur des contributions et de la tutelle athénienne, ont l’impression que la Ligue a atteint son but avec l’expulsion des Perses de la mer Égée et la libération des Ioniens. S’ajoute à cela le mécontentement de populations indigènes (massacre de colons athéniens en 464 à Drabescos). Certaines même (Naxos, dès 469) se révoltent contre l’institution. Mais Athènes, devenue la cité la plus importante de la Méditerranée orientale à côté de Corinthe, transforme ses alliés en sujets et utilise les contributions réservées à l’entretien de la marine à alimenter l’appareil attique des fonctionnaires. Aucune protestation ne servira ; la riche île de Thasos se révolte. Après un siège de deux ans (465-463), C. s’en empare et la force à rentrer dans la Ligue. Il devient ainsi l’exécuteur d’une politique qu’il n’approuve guère. Autant sa nature généreuse, conservatrice et aristocratique, répugne à exploiter les Etats alliés, autant il tient à la fraternité d’armes avec Sparte et à la poursuite de la guerre contre les Perses. Malgré son acquittement lors d’un procès en corruption (463), ses efforts pour imposer ses convictions contre la tendance anti-spartiate de la génération politique montante des démocrates (Éphialte, Périclès) conduisent à sa chute. Sparte elle-même, après avoir sollicité d’Athènes l’envoi d’un corps expéditionnaire pour l’aider contre la révolte des ilotes en Messénie (462) le renvoie, bien qu’il soit commandé par C., par crainte d’une complicité avec les ilotes : l’alliance entre Sparte et Athènes est brisée, l’époque de la rivalité ouverte entre les deux États commence. À son retour, C., qui s’élève contre la perte du pouvoir politique de l’Aréopage, est frappé d’ostracisme (461) par Périclès et ses amis. Il semble avoir été rappelé prématurément en 457, mais ne joue pratiquement plus aucun rôle politique. En 451-450 seulement, il négocie une trêve de cinq ans avec Sparte. C. meurt à Chypre pendant une dernière expédition contre les Perses en 449, sans voir la victoire maritime de sa flotte près de Salamine (de Chypre), qui conduisit à la paix provisoire avec les Perses, négociée par Callias, beau-frère de C.
CIMON (v. 510-v. 450 av. J.-C.). Homme politique et général athénien, fils de Miltiade. Il contribua à la formation de la ligue de Délos (empire maritime athénien) dont il fut nommé le stratège entre 476 et 473 av. J.-C.. Combattant les Perses, il leur enleva la plus grande partie de la côte orientale de l'Asie Mineure, libérant ainsi les cités grecques, et remporta la grande victoire de l'Eurymédon (468 av. J.-C.) mettant fin aux guerres Médiques. Chef du parti aristocratique et partisan d'un rapprochement avec Sparte, il fut ostracisé par Périclès (461 av. J.-C.). Revenu après 10 ans d'exil, il mourut en combattant les Perses à Chypre. Voir Ostracisme.