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CHRISTINE

Reine de Suède (1632/54). Dernière princesse de la maison de Vasa, elle était la fille de Gustave-Adolphe et de Marie de Brandebourg. Elle n'avait que six ans lorsqu'elle succéda à son père. Durant sa minorité, le gouvernement fut exercé par un conseil de régence dont le chef était le grand chancelier Oxenstierna. Quand elle prit la direction des affaires en 1644 comme « roi » de Suède, ses manières très libres, son goût du luxe et des fêtes choquèrent l'opinion publique. Elle fit de la Suède la principale puissance du nord de l'Europe, aux traités de Westphalie (1648), mais lassée de l'incompréhension de son peuple, elle abdiqua, en 1654, en faveur de son cousin Charles X Gustave et quitta son pays. Convertie au catholicisme, elle parcourut l'Europe, et créa à Rome, où elle se fixa, une académie protégeant peintres, littérateurs et musiciens.

Christine (Stockholm 1626-Rome 1689); reine de Suède [1632-1654]. Fille unique de Gustave-Adolphe, elle est proclamée reine à six ans après la mort de celui-ci. Pendant les années de tutelle, le pouvoir est exercé par Axel Oxenstiema qui prend également une part active à son éducation. C. reçoit une formation savante très poussée qu’elle assimile avec facilité grâce à sa grande soif de connaissances. Lorsqu’elle prend la direction des affaires en 1644, elle s’impose rapidement face à la puissance croissante de la noblesse. Si elle ne parvient pas à résoudre les problèmes économiques qui se posent à l’issue de la guerre de Trente Ans, son règne voit, en revanche, s’épanouir la vie culturelle à Stockholm : elle attire Descartes à sa cour et correspond avec de nombreux savants et artistes européens. Ne pouvant se résoudre à épouser son cousin Charles-Gustave, elle le fait reconnaître comme son successeur par les États du royaume. Suite à une crise morale et religieuse, et sous l’influence d’envoyés jésuites, elle décide de se convertir au catholicisme. Ceci l’amène en 1654 à renoncer au trône. Elle se rend à Rome où elle reçoit la communion et la confirmation. De là, elle établit des relations politiques avec Louis XIV, Guillaume II d’Orange et Philippe IV ; elle intervient également dans les intrigues romaines et dans les conflits qui entourent l’élection des papes, mais elle ne joue plus désormais de rôle politique décisif. Lors des nombreux voyages qu’elle fait en Europe, elle est appréciée pour son esprit et sa culture, tout autant qu’elle choque par ses allures négligées et résolument viriles. Elle meurt à Rome en 1689. Bibliographie : B. Quilliet, Christine de Suède, un roi exceptionnel, 1982.

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