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CHARLES-ALBERT de Savoie, roi de Sardaigne, prince de Carignan

CHARLES-ALBERT de Savoie, roi de Sardaigne, prince de Carignan. Né à Turin (Italie) le 2 octobre 1798, mort à Porto (Portugal) le 28 juillet 1849. Issu d'une branche collatérale de la maison de Savoie, les années d'étude qu'il passe à Paris et à Genève par suite de l'occupation du Piémont par les Français, lui donnent une grande sympathie pour les idées libérales et il se passionne en faveur de l'unité italienne. Choisi comme chef des insurgés du Piémont en 1820, il est nommé régent du royaume à l'abdication du roi Victor-Emmanuel, forme une junte provisoire, se déclare prêt à jurer fidélité à une constitution, mais se voit bientôt contraint de fuir devant les armées autrichiennes. Nommé après plusieurs années d'exil vice-roi de Sardaigne (en 1829), à la mort de Charles-Félix de Savoie, il reçoit la couronne le 27 avril 1831, effectue diverses réformes libérales et accueille de nombreux réfugiés politiques de toute la Péninsule. Il paraissait cependant évoluer vers une attitude plus conservatrice lorsque les événements de 1848 réveillent tous ses enthousiasmes de jeunesse : Charles-Albert proclame le 5 mars 1848 la Charte constitutionnelle du royaume d'Italie et se fait le champion de la cause de l'unité. Tout en repoussant les secours étrangers (c'est lui qui prononce les fameuses paroles : « L'Italie se suffira ! », il appuie militairement les insurgés de Lombardie et de Venise mais, après quelques victoires, est écrasé à San Donato, le 4 août 1848, par le maréchal Radetzky, doit évacuer Milan en hâte, puis demander l'armistice. Ayant recommencé la guerre quelques mois plus tard, il se voit infliger la défaite de Novare le 23 mars 1849 et abdique le même jour en faveur de son fils Victor-Emmanuel II. Il mourra quelques mois plus tard, émigré au Portugal. Esprit généreux, mystique, mais extrêmement indécis, influençable, versatile, c'est lui cependant qui a donné le premier élan à la lutte pour l'indépendance italienne. Il a laissé des Mémoires, dont seuls quelques extraits ont été publiés.

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