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CELAKOVSKY Frantisek Ladislav

CELAKOVSKY Frantisek Ladislav. Écrivain tchèque. Né à Strakonice le 7 mars 1790, mort à Prague le 5 août 1852. Après des études à Ceské Budejovice, à Pisek et à Prague, il devint précepteur. En 1834, il obtint un poste de rédacteur au Prazké noviny (Journal de Prague) et à son supplément littéraire Ceska vcela (L'Abeille tchèque). Il en fut licencié l'année suivante, pour avoir écrit un pamphlet contre le tsar. Après quelques années de misère, il devint bibliothécaire de la maison Kinsky et, en 1841, il accepta la chaire d'études slaves à Breslau. Ce n'est qu'en 1849 qu'il fut nommé professeur de littérature slave à Prague, où il s'éteignit trois ans plus tards Son oeuvre est tout entière centrée sur le folklore poétique slave, dont il tira un recueil en trois volumes, Chants nationaux slaves [1822-1825-1827], composé de chants tchèques et slovaques ainsi que de traductions de chants russes, ukrainiens, lusaciens, serbes (et même lituaniens). A cet ouvrage succédèrent deux autres volumes, Echos des chants russes et Echos des chants tchèques, qui firent date dans la littérature de son pays. On y remarque notamment la ballade Toman et la fée du bois , dont les accents démoniaques et romantiques font pressentir ceux des ballades de Erben. Celakovsky est encore l'auteur d'épigrammes, d'un cycle de cent poèmes lyriques, La Rose aux cent pétales [1840], dans lesquels alternent les thèmes amoureux, patriotiques et philosophiques; et, enfin, de la Sagesse du peuple slave [ 1852], florilège de dictons et proverbes. CELÀLETTIN Görtulga F. Nouvelliste turc. Né en 1895 à Istanbul, mort en 1975. Il fit des études de médecine et se spécialisa en psychiatrie. Devenu directeur de l'Asile d'aliénés d'Istanbul, il le resta jusqu'à sa retraite, en 1960. Esprit d'une grande originalité, observateur lucide, il a décrit des personnages marginaux, extravagants, fixant le langage, l'aspect extérieur et l'incohérence de pensée de catégories humaines échappant aux définitions habituelles. Les jeunes auteurs turcs contemporains, proches de l'insolite et de l'absurde, trouvent en lui un aîné qui a exploré un monde qui n'est pas sans affinités avec celui de Beckett ou de Ionesco. Mais il s'agit de personnages réels, observés dans la vie quotidienne d'Istanbul en ce qu'elle a de plus étrange et de pitoyablement drôle. Citons parmi ses oeuvres : Le Divorce (1923), La Veille de la noce (1927), Le Café Avurzavur (1948), L'Epidémie (1953).

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