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CAVALCANTI Guido

CAVALCANTI Guido. Poète italien. Né peu avant 1260 à Florence, mort dans les derniers jours du mois d'août 1300. D'ascendance noble et guelfe, il épousa Béatrice, fille de Farinata degli Uberti, chef des gibelins, sans doute dans le but de sanctionner la fin des luttes entre les anciennes factions. Pourtant, dès la reprise des hostilités entre Blancs et Noirs, il prit parti — pour les Cerchi — et faillit le payer de sa vie. Ayant étudié poésie et philosophie, il devint ami de Dante, et fut, après ce dernier, le plus grand représentant du « dolce stil nuovo » dont son poème fameux : Une dame me demande que je dise... est, en quelque sorte, le manifeste. En 1292, Cavalcanti entreprit le pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, et l'on note son passage à Toulouse et à Nîmes. Certains poèmes de ses Rimes où il célèbre Giovanna et Mandetta remontent certainement à ce voyage, telle la ballade si connue : Perch'io non spero. Le 24 juin 1300, Dante en étant le prieur, la Seigneurie florentine, à la suite de l'aggravation des luttes partisanes, décrète l'exil des chefs et des principaux soutiens des factions : Cavalcanti est frappé par cette mesure, il part pour Sarzana où il contracte les fièvres dont il mourra à peine rentré à Florence. Écrivain ou politicien, Cavalcanti, aux dires de ses contemporains, Dino Compagni et Villani, resta toujours un grand seigneur, un peu hautain et de commerce difficile; Boccace lui rendit hommage sans restrictions, le considérant comme un « excellent philosophe naturel » et comme un homme « pertinent ». ? «De même qu'il fut gracieux et beau de corps, de sang très noble, de même, dans ses écrits, il n'assembla que ce qu'il y a de beau, d'aimable et de précieux. » Laurent le Magnifique. ? « Les conceptions de Guido sont profondes, sa langue est riche; il se distinguait de tous les autres par l'allure même de ses tournures de phrases. » Foscolo. ? « Guido est le premier poète italien digne de ce nom. » De Sanctis.

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