CASTES
Par la volonté divine selon la tradition brahmanique, la société indienne s'est trouvée divisée socialement et religieusement en castes. Elles sont inconnues des plus anciens hymnes védiques et sont mentionnées dans un livre du Rigveda écrit vers 1500 av. J.-C. Les castes indiennes n'ont pas été fondées sur la richesse ou les privilèges politiques. Leur origine vient sans doute des mesures discriminatoires prises par les Aryens, minoritaires au milieu des populations conquises, pour conserver leur pureté religieuse et raciale et, à l'origine, elles exprimaient les différents degrés de participation des individus au sacré. Quatre grandes castes ont été établies : celle des brahmanes ou prêtres, celle des guerriers ou kshatriya, celles des vaiçya, agriculteurs ou commerçants, et celle des çudra réduits aux occupations serviles. Les trois premières formaient le groupe aryen, la dernière rassemblait les indigènes, soumis aux Aryens mais exclus du culte brahmanique. Les castes sont toujours présentes de nos jours en Inde. Les sikhs les ont abolies ; Gandhi a lutté contre la ségrégation qu'elles engendraient. Officiellement, la distinction entre les différentes castes a été supprimée sous Nehru, mais, encore aujourd'hui, la caste est restée un cadre déterminant du fait de la croyance en la réincarnation qui ne permet pas de sortir de sa condition. Mais, par la richesse et la réussite sociale, il n'est plus impossible de s'élever socialement.
CASTE. En Inde, la division de la société en castes a été, jusqu'à l'époque moderne, le fondement de l'organisation sociale et religieuse (hindouisme). Ce système, « d'origine divine », a probablement été introduit par les Aryens qui, en minorité, ont voulu conserver leur pureté religieuse et raciale au milieu des populations conquises. La société hindoue était répartie en quatre castes principales ou vama (qui signifie « couleur »). On distinguait les brahmanes (prêtres), les Ksha-triya (la noblesse guerrière), les Vaiçya (paysans, commerçants, éleveurs de bétail) et les Südra (les serviteurs, non aryens). Peu à peu, ces catégories se sont elles-mêmes divisées en une multitude de castes (2 000 à 3 000) se distinguant par un degré plus ou moins élevé de pureté. On appartenait à une caste par sa naissance (et non par sa richesse ou sa fonction), elle-même conditionnée par les mérites acquis dans les vies antérieures. Chaque caste était absolument fermée. Le mariage entre membres de castes différentes était interdit. On ne pouvait partager son repas ou manger des aliments préparés par une personne de caste inférieure. On choisissait son métier en fonction du degré de pureté de sa caste. Seul l'accomplissement du Dharma (devoir) pouvait permettre d'améliorer son sort dans une prochaine vie. Le bouddhisme et l'islam ont combattu en Inde le système des castes. Celui-ci fut officiellement aboli en 1949 mais il persiste encore aujourd'hui dans la pratique, surtout dans l'Inde rurale. Voir Nehru (Jawaharlal).