Bourdieu : Les goûts et la distinction sociale
Bourdieu : Les goûts et la distinction sociale
Dans « La Distinction », Pierre Bourdieu († 23/I/2002) montre que nos goûts esthétiques sont socialement façonnés : ils dépendent notamment de notre éducation, de notre milieu et des habitudes acquises, qu’il appelle l’habitus. Les valeurs esthétiques dominantes sont celles de la classe dominantes (Bourdieu était marxiste). Par exemple, une culture élevée indique aux autres un rang social élevé, avoir une voiture couteuse, on affirme son capital économique, en allant à l’opéra on montre son capital culturel cad son appartenance à la classe dominante.
Nos goûts (aimer l'opéra ou le football) deviennent des marqueurs d’appartenance sociale : ils donnent aux autres des indications sur notre éducation, notre milieu et nos références culturelles. Ils permettent à la fois de s’identifier à un groupe et de se distinguer d’autres groupes. Chez Bourdieu, ce mécanisme n’est pas nécessairement conscient : nous intégrons, par notre éducation et nos habitudes, des préférences que nous finissons par ressentir comme naturelles et personnelles.
Voir la notion d’ « habitus » chez Bourdieu : https://www.youtube.com/watch?v=0oFJUJqBnLQ
Liens utiles
- Selon Xavier Marton auteur d’une étude sur La Bruyère « la comédie sociale que dévoilent et dénoncent Les Caractères contraint chacun à se mettre en scène ».
- « Un homme sans vie sociale est soit une bête soit un dieu » ARISTOTE
- Sujet : La religion est elle source de cohésion sociale ?
- Le théatre, outil d analyse ou critique sociale
- Quelles inégalités sont compatibles avec les différentes conceptions de la justice sociale ? (cours SES terminale)