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Bonaparte, Joseph (Corte 1768-Florence 1844) ; roi de Naples puis d'Espagne.

Bonaparte, Joseph (Corte 1768-Florence 1844) ; roi de Naples puis d'Espagne. Fils aîné du clan Bonaparte, il suit sa famille de Corse en Provence où il épouse Marie-Julie Clary. Mais Paris, où son frère s'impose, l'attire : il est nommé commissaire de guerre à l'armée d'Italie, élu au Conseil des Cinq-Cents et ambassadeur à Parme puis à Rome. Il quitte la Ville sainte après l'émeute du 28 décembre 1797 au cours de laquelle le général Duphot est tué. Il revient aux Cinq-Cents où son rôle reste effacé : il s'occupe alors beaucoup plus de littérature que de politique. Mais le destin de son frère l'entraîne. Il entre au Corps législatif, puis au Conseil d'État et se spécialise dans le rôle de négociateur : avec les États-Unis (traité de Mortefontaine), avec l'Autriche (paix de Lunéville) et avec l'Angleterre (paix d'Amiens). Lors de la campagne de 1805, il assure la régence. Peu après, le 31 mars 1806, il devient roi de Naples. Conseillé par Saliceti, Roederer, Miot, Dumas et Girardin, il y entreprend des réformes. De conviction, il est homme de progrès. Il le montre en Espagne, où le 18 avril 1808 par la volonté de Napoléon il monte sur le trône. C'est le début d'une difficile aventure. Il ressent une aversion viscérale pour son royaume et, pour appui, ne dispose que des rares et incompris afrancesados. En 1813, il est obligé d'abandonner le pouvoir sans avoir pu secouer les pesanteurs politiques et sociales de la péninsule Ibérique. Nommé lieutenant général le 28 janvier 1814, avec pour mission la défense de Paris, il fuit après la débâcle napoléonienne en Suisse, devient pair pendant les Cent-Jours, puis lors de la Restauration s'établit aux États-Unis et en Angleterre, avant de se fixer en 1844 à Florence où il meurt le 28 juillet. Bibliographie : G. Girod de l'Ain, Joseph Bonaparte, le roi malgré lui, 1970.

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