Baïan (mort en 605) ; khagan des Avars.
Baïan (mort en 605) ; khagan des Avars. Après Attila, B. est le deuxième grand chef d'une population de cavaliers nomades ayant sévi en Europe. Comme les Huns, les Avars se retrouvent en Occident au terme d'une longue fuite d'est en ouest. Ils apparaissent en 557 au nord du Caucase, repoussés par la pression turque. L'empereur Justinien les prend à son service, contre paiement d'un tribut annuel. Longtemps errants, ils s'allient aux Lombards d'Alboïn et anéantissent les Gépides en 567, occupant leurs territoires (actuelles Transylvanie et Hongrie). Leur établissement dans le bassin moyen du Danube est conforté quand, en 568, les Lombards vont tenter leur chance en Italie et leur abandonnent leurs terres, avec possibilité d'y revenir dans l'espace de deux cents ans. Les Avars, sous la direction de leur khagan B., occupent, avec des tribus turques soumises, un noyau entouré d'une constellation de peuplades slaves. Ce que l'on qualifierait exagérément d'« empire » s'étend du Dniestr à l'Enns et du cours supérieur de la Weichsel jusqu'à la Save. Recherchant leur seul moyen de survie, le butin, les Avars menacent l'Empire byzantin. Tibère II leur accorde en 574 le pays de Sirmium, importante cité sur la Save, qu'ils prennent en 582. Les fils de B. poussent vers l'est, suscitant de graves difficultés à l'empereur Héra-clius Ier. Ils atteignent la mer Noire, joignent leurs forces à celles des Perses pour assiéger Byzance, en vain (626). S'ils poursuivent leurs razzias, le ressort de leur expansion est alors rompu. De maigres sources laissent voir des conflits dynastiques, la concurrence de peuples slaves. De la fin du viie à la fin du VIIIe siècle, la puissance des Avars revit, leurs attaques surtout tournées, maintenant, vers l'ouest. Contrés par les Bavarois, les Avars sont anéantis par les Francs de Charlemagne. Défaits en 791 et 795, ils voient en 796 la capture de leur ring : ce mot germanique désigne leur capitale mobile, faite de chariots et de tentes réunis en cercle comme un anneau, et où ils entassent leur butin. Charlemagne met définitivement un terme à leurs entreprises en 811. Les territoires sis à l'ouest du Danube sont réunis en une vaste marche de frontière. Une mission part évangéliser les Avars. Mais ceux-ci se dissolvent et après 822, on n'entend plus jamais parler d'eux.
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