Athos (mont)
Athos (mont), «montagne sainte», que, d’après la légende, la Vierge aurait visitée. — Située sur la côte macédonienne grecque, elle abrite une vingtaine de monastères reconstruits du XIIIe au XVIe siècle, des ermitages, des fermes et des ateliers. La population, exclusivement masculine, ne comprend que des moines et leurs domestiques, tous orthodoxes du rite de saint Basile. Par la richesse de sa décoration, de ses fresques, de ses mosaïques, de ses icônes et de ses manuscrits, malgré les destructions des Turcs, l’Athos est considéré comme un véritable conservatoire de l’art byzantin. Habité depuis longtemps par des ermites, le grand monastère de Laira organisa au Xe s. la vie très particulière des moines de l’Athos. Le mont est une république monastique gouvernée par un Conseil de dix membres.
Athos. Pointe de terre sur le plus oriental des promontoires de la Chalcidique, surplombée d’une montagne de quelque 2 000 mètres d’altitude s’élevant à pic au-dessus de la mer, lieu sacré consacré à Zeus. Pour éviter le passage par mer autour du mont Athos, alors qu’il envahissait la Grèce, le roi perse Xerxès creusa un canal à travers l’isthme (483-481 av. J.-C.). Le mont Athos est maintenant le site de plusieurs monastères.
ATHOS (Mont). Montagne de la Grèce du Nord où se trouve le plus grand centre religieux de l’Église orthodoxe. En 963, saint Athanase fonda le monastère de Lavra. Du Xe au XVe siècle s’établirent sur le mont Athos une trentaine de monastères peuplés de moines (jusqu’à 30 000) venus de tout le monde orthodoxe. Aujourd’hui, le mont Athos est une République monastique sous le protectorat de la Grèce, toujours régie par la chrysobulle (bulle d’or) de l’empereur byzantin Constantin Monomaque (1045), qui interdit notamment l’accès de la montagne aux femmes.