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Cartwright, Thomas (1535-1603) ; théologien et universitaire anglais.

Cartwright, Thomas (1535-1603) ; théologien et universitaire anglais.

Après des études à Cambridge, où il adopte les idées réformées, il doit quitter l'université à l'accession de Marie Tudor en 1553, et n'y revient qu'à celle d'Elisabeth en 1558. Fellow de Trinity College, il prend part aux controverses religieuses du début du règne ; pour y échapper, il s'exile en Irlande et ne revient qu'en 1569, date où il est nommé professeur de théologie. C'est en 1570 qu'il acquiert la célébrité par ses commentaires sur les deux premiers chapitres des Actes des Apôtres, où il propose que l'Eglise soit dirigée par des assemblées presbytérales élues par les paroisses. Révoqué de sa chaire par le vice-chancelier de l'université John Whitgift, il part pour Genève, où sa rencontre avec Théodore de Bèze ne fait que le confirmer dans sa critique de l'Église élisabéthaine. À son retour en 1572, il défend les Admonitions to the Parliament présentées par les puritains, dans A Reply to the Answer, où le presbytérianisme est défini comme le seul gouvernement ecclésiastique fidèle à l'Écriture. Il est victime de la répression menée par Whitgift, devenu archevêque de Canterbury en 1583, est arrêté en 1590 à la suite de l'affaire Marprelate et passe dix-huit mois en prison ; acquitté par la Chambre étoilée en mai 1591, il doit cependant signer l'année suivante une renonciation aux réunions religieuses clandestines. Il est un des signataires de la Pétition millénaire adressée à Jacques Ier en 1603, mais meurt la même année. Il est l'un des chefs de file des puritains et le fondateur de la tendance presbytérienne anglaise.

Bibliographie : E.G. Léonard, Histoire générale du Protestantisme, t. II, 1961, p. 55-60 ; J.M. Mayeur, C. Piétri, A. Vauchez, M. Vénard (s.d.), Histoire du Christianisme, t. VIII, 1992, p. 501-513.

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