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RHODES Cecil John

Homme d'affaires et colonisateur britannique. Il immigra en Afrique du Sud en 1870 et s'assura le monopole de la production du diamant dans le Kimberley, puis étendit ses affaires au Transvaal. Député à l'Assemblée du Cap en 1881, il convainquit Londres d'établir son protectorat sur le Bechuanaland (1884). Il lui fallut vaincre les peuples matabélé et machona pour coloniser le vaste territoire qu'il baptisa de son nom (Rhodésie), et dont la pacification ne fut achevée qu'en 1897. Premier ministre de la colonie du Cap (1890/96), il chercha à soulever les nombreux Anglais établis au Transvaal afin de contraindre les colons néerlandais à entrer dans une fédération sud-africaine britannique. Après l'échec d'un raid contre Jameson en 1895, il dut renoncer à toutes ses fonctions politiques mais participa encore activement à la guerre contre les Boers.

Rhodes, Cecil John (Bishop Nortford 1853-Muizenberg, Le Cap, 1902) ; homme politique anglais. Émigré à dix-sept ans en Afrique du Sud, ce fils de pasteur anglais, peu regardant sur le choix de ses moyens, est dix ans plus tard un homme influent qui met ses prodigieuses richesses au service d’une grande idée au sens de Joseph Chamberlain : l’hégémonie britannique en Afrique du Sud, une zone d’influence britannique allant du Cap au Caire et, pour finir, la paix anglo-saxonne à l’imitation de l’Empire romain. Son premier succès est le monopole sur les mines de diamant de la société De Beers, qu’il contrôle. En 1884, il suscite l’annexion du Bechuanaland par l’Angleterre. De cette manière, la voie du Nord vers la colonie du Cap reste libre, tandis que tout rattachement de l’Afrique allemande du Sud-Ouest aux États Boers devient impossible. Les années suivantes voient l’acquisition de la Rhodésie, à laquelle il donne son nom, par la British South Africa Company, fondée par R. qui, par charte royale, détient la souveraineté sur cette région, grande trois fois comme l’Angleterre. Premier ministre de la colonie du Cap de 1890 à 1896, il cherche à encercler le Transvaal, mais trouve dans le président Krüger un adversaire acharné. L’invasion du Transvaal par son homme de confiance, le docteur Jameson, à laquelle il accorde son soutien, et qui devait conduire à l’annexion de ce territoire sous prétexte d’assurer la protection des colons britanniques (Uitlanders), échoue. Avec elle, s’effondrent également ses projets africains. Sous la pression de l’opinion publique, il démissionne et se consacre alors au développement de la Rhodésie. Pendant la guerre des Boers, il participe à la défense de Kimberley. Avec R., meurt en 1902 l’un des grands architectes de l’Empire colonial britannique.




RHODES, Cecil John (Bishop's Startford, dans le Hertfordshire, 1853-Muizen-berg, près du Cap, 1902). Homme d'affaires et colonisateur britannique. Devenu en Afrique du Sud le magnat du diamant, il tenta d'étendre l'autorité britannique sur toute l'Afrique australe, du Cap au lac Tanganyika (Afrique orientale). Établi en Afrique australe après des études à Oxford (1873-1881), il réussit à monopoliser, entre 1881 et 1889, l'exploitation d'or et de diamants dans le Kimberley et étendit ses affaires dans le Transvaal (alors République boer), en créant la British South Africa Company, connue sous le nom de Chartered car elle reçut en 1889 une charte royale pour l'exploitation d'une partie du bassin du Zambèze (les futurs Rhodésiens). Songeant à intégrer les deux Républiques boers dans une Afrique du Sud anglaise, Rhodes se lança dans la politique locale, devint député à l'Assemblée du Cap (1881), puis Premier ministre (1890). Il incita le gouvernement britannique à établir son protectorat sur le Bechua-naland ( 1884), puis entreprit, au moyen de sa compagnie, la Chartered, de coloniser les immenses territoires s'étendant entre le Transvaal et le lac Tanganyika qui recevront, en l'honneur de son colonisateur, le nom de « Rhodésies ». Restait à intégrer l'Orange et surtout le Transvaal, mais Rhodes échoua dans son duel avec Kruger, chef des Boers, et son projet d'union sud-africaine fut un échec. Rhodes dut démissionner de son poste de Premier ministre et se consacra au développement économique des Rhodésies. Lors de la guerre des Boers, il dirigea personnellement la résistance de Kimberley (1899-1900). La défaite des Boers lui permit de voir se réaliser l'un de ses voeux : l'Angleterre dominait l'Afrique australe. Voir Rhodésie.

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