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Y a-t-il une précarité des valeurs ?

Publié le 16/05/2020

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« Introduction. Le philosophe belge DUPREEL a soutenu que les valeurs morales — et, d'une façon générale, toutes les valeurs — sont essentiellement précaires.

Expliquons d'abord ce qu'il entend par là ; nous discuterons ensuitecette idée. I.

En quel sens les valeurs sont précaires. Quelle que soit leur « consistance », les valeurs en général, et notamment les valeurs morales, sont toujoursprécaires parce qu'elles sont sans cesse exposées à être méconnues et même niées.

Consistance et précarité sont« deux caractères complémentaires » de toute valeur.

En effet, «la consistance propre qui caractérise la conduiteméritante, la discipline acceptée, est précaire, menacée par des forces autrement dirigées, et c'est parce qu'elle estprécaire que cette consistance est reçue comme valeur, soutenue par la sollicitude de ceux quis'attachent à ladiscerner, à la qualifier ».

Personne ne parvient à maintenir constamment ses actes et ses sentiments au niveau del'ordre idéal qui fonde cette consistance : on voit ainsi « combien menacée dans son existence, combien précaireest cette valeur morale éminente, cette consistance propre d'une conduite rattachée à un idéal, par delà touteconsidération d'intérêt » (Ibid., p.

69).

C'est justement à cause de cette précarité que le philosophe veut démontrerles valeurs et qu'il renouvelle sans cesse son effort de justification.

Mais, en réalité, « quiconque parle de valeurtraite de ce qui ne se démontre pas» (Ibid., p.

96). II.

Discussion de la thèse. Il semble qu'il y ait, sous cette idée de précarité, plusieurs notions qu'il importe de distinguer. A.

— Dans son Esquisse d'une philosophie des valeurs, le même auteur dit, plus explicitement : « La valeur estprécaire, par le fait qu'il n'y a de valeur que pour un sujet.

» Si l'on veut dire par là que la valeur doit être assuméepar le sujet, que celui-ci doit la faire sienne par un choix personnel, l'idée est juste. B.

— Que d'autre part les valeurs ne puissent se démontrer comme on démontre un théorème de géométrie (encorecelui-ci suppose-t-il certains postulats), c'est aussi ce qu'on peut accorder à l'auteur.

La Morale ne peut se «construire » à partir de rien ; elle doit partir de la moralité vécue dont elle assume certaines valeurs par un acteréflexif. C.

— Mais cela ne signifie nullement que les valeurs soient choses purement subjectives ni qu'elles ne puissent, enquelque mesure, se justifier rationnellement. Conclusion. La précarité des valeurs tient beaucoup plus à la débilité de notre volonté qui ne peut se maintenir toujours à leur niveau, qu'à l'impuissance de notre intelligence.. »

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