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Y a-t-il des sciences de l'homme comme il y a des sciences de la nature ?

Publié le 15/05/2020

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« Y a-t-il des sciences de l'homme comme il y a des sciences de la nature ? La science et l'humanité se tournent si résolument le dos que l'on a peine à croire que ces deux termes, cesdeux concepts ou ces deux modes de réalité puissent se réunir dans l'expression de sciences humaines.L'homme paraît l'apanage des écrivains, des romanciers ou des poètes ; à la rigueur, il pourrait être l'objetd'étude du Philosophe.

Mais le Savant paraît ici usurper un titre et un droit auxquels il ne saurait prétendre.Pourtant, une telle représentation est des plus erronées : les sciences de l'Homme existent, elles sont mêmenombreuses et seule la légitimité de leur domaine propre est concrètement débattue.

Elles ont prouvé en faitqu'elles existaient en droit.

Devant les sciences de l'objectivité, la science de l'homme fait figure de parentpauvre, dernière née d'une longue chaîne qui remonte à vingt-six siècles.

Mais la science pure est plusnaturelle qu'humaine.Il s'agira donc d'expliquer, de discuter et d'apprécier le rôle scientifique des disciplines humaines. I.

- LA SCIENCE DE L'HOMME 1.

Dans l'excellent cours de M.

Maurice Merleau-Ponty, paru au C.D.U.

en 1950 sous le titre « Les Sciences del'Homme et la Phénoménologie », on relèverait cette idée neuve et féconde, sauf à être contestable, que laPhénoménologie finira par englober toutes les autres disciplines humaines.2.

La science de l'homme est une science, c'est une « recherche progressive d'un ordre universel général etnécessaire au moyen de la mesure ».

Si les instruments sont limités, les lois n'en existent pas moins.

Elle estune connaissance approchée.3.

La science de l'homme est un ensemble de notions systématisées, mais cet ensemble de connaissances estfinalisé vers un dépassement de l'homme et de la science par un courant métaphysique.

La science de l'hommedoit être humaine. II.

— SCIENCE DE L'HOMME ET SCIENCE DE LA NATURE 1.

Les sciences naturelles sont fondées sur des connaissances palpables, sur des données réelles, sensibles,concrètes : l'expérience externe est sa principale source d'information.

La science humaine tire au contrairetout ce qu'elle peut savoir de la notion d'expérience interne.

Les unes sont objectives, les autres subjectives.2.

La science de la nature comporte une sorte d'unité fondamentale qui réside essentiellement dans l'objet quila constitue : il s'agit d'expliquer la structure, la constitution, la formation ou le mécanisme du monde extérieur.La méthode expérimentale est la seule méthode valable en l'occurrence.

Au contraire, la science de l'homme nesaurait se réduire à cet objet ondoyant et divers, tantôt ici et tantôt absent dont on ne peut se représenterexactement ni le présent immédiat, ni le passé qui, dépassé, n'est plus, ni l'avenir incertain, indéterminé.

Laméthode oscille entre deux procédés : celui de la biologie et celui de la statistique ; la « première personne ,,,la « troisième » (ou la « seconde »).3.

Enfin s'il n'est pas de science « que du général », pour parler comme Aristote, il n'est d'homme queparticulier et l'on ne peut pas poser absolument que les sciences humaines satisfassent à cette condition.

Ainsil'étude scientifique totale de l'homme devrait apparaître comme impossible : il ne s'agira jamais que d'esquisserdes travaux d'approche, des connaissances relatives.

L'anthropologie n'est pas une science. III.

- SCIENCE DE L'HOMME ET SCIENCES HUMAINES 1.

L'homme est un tout et la science décompose : l'étude scientifique de l'homme ne peut se faire que sur unebase rigoureusement concrète et complète, synthétique et globale.

En elles-mêmes, les sciences morales n'ontaucune unité.

Elles s'exercent à un certain nombre de travaux qui les font tendre vers l'unité.2.

La méthode fondamentale des sciences de l'homme est incontestablement la connaissance parcompréhension directe, intuitive et sympathisante: Cf.

Bachelard (Préface à la Psychanalyse du Feu) : «Quand il s'agit d'examiner des hommes, des égaux, des frères, la sympathie doit être le fond de la méthode.

»3.

Si l'histoire forme une science d'un caractère très douteux, car cette étude du singulier, du contingent n'estpas exclusive d'autres descriptions plus rigoureuses, la sociologie est si proche des mathématiques, lapsychologie de la biologie et telles autres sciences comme la linguistique, l'économie politique ou la géographie,nous écartent de tout élément commun.

Tout ce que l'on pourrait dire d'elles, c'est que leur caractèrescientifique est tout aussi douteux.

Renan disait de l'une d'elles que ce n'était pas une science mais bien « unepetite science conjecturale ». CONCLUSION. - Depuis le début de ce siècle et à la suite des travaux de Dilthey, on a pu proclamer qu'il fallait expliquer la nature, mais que l'on devait comprendre l'homme.

S'il y a bien des manières d'expliquer unemachine, il est infiniment plus complexe de comprendre les délicats ressorts de l'âme.

Psychologie ou histoire,ethnographie ou biographie n'aboutiront jamais au-delà d'une explication fragmentaire du réel...

Quant à cettescience de l'Homme en soi, la phénoménologie et l'anthropologie se la disputent.

Pour lors ces multiplesdisciplines humaines ne font pas perdre de vue l'idée de l'unité absolue de la science.

La connaissance, à ceniveau, ne peut plus se contenter de la simple intelligibilité.. »

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